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Qu'ai-je à dire ?

Bonjour à tous,

Ce blog est celui d'un(e) électron libre en quête de sens à travers toutes les formes de voyages, sauf ceux qui feraient appel à la prise de produits illicites et la recherche de paradis artificiels.  Le voyage à travers les cinq continents tout d'abord, le voyage à travers le temps, ensuite, le voyage vers l'infini, encore, le voyage vers la connaissance, enfin. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Carnets de voyages Référencé par Blogtraficvoyage 

Festival de Romans

Recommandé par des Influenceurs
Jeudi 15 novembre 2007

 

Jour 1 : lundi 8 octobre 2007

 

Bonjour à toutes et à tous,

"5h du mat, j'ai des frissons". Aujourd'hui je m'envole pour Dehli, et je fête mes 26 ans de voyage (sur bientôt 45, ce n'est pas si mal). Ce voyage marquera la fin de mon 5e cycle de vie (de 36 à 45 ans), celui de la transformation. L'avion décolle à 9h40, direction Dehli via Vienne. L'an dernier, j'avais emprunté la même ligne, mais mon sac à dos m'avait fait faux bond en Autriche. A l'arrivée en Inde, un seul sac manquait au rendez-vous, le mien. Comme rien n'arrive par hasard, je m'étais empressée de comprendre pourquoi il était resté coincé à Vienne. J'ai des souvenirs d'une vie antérieure au château de Schönbrünn, dans la capitale autrichienne. En écoutant une valse de Strauss un jour, les images se sont superposées à la musique. Parfois on laisse ou on oublie de reprendre ses bagages d'une vie à l'autre...

Photo N°1 : comme toute chose, un voyage a un début et une fin, et aussi (surtout ?) une suite. Le mien a débuté non pas ici, sur le quai du métro à Issy-Les-Moulineaux, mais en juin 2004, au centre bouddhiste de Plouray, lorsque, ignorante à l'écoute des "aventures" d'un personnage indien du 8e siècle, je commençai à m'enquérir de l'identité et de la vie de Padmasambhava, alias Guru Rinpoche. C'était au coeur de la Bretagne. Depuis lors, ce vénérable personnage me "guide" dans mes déplacements vers les régions tibéto-bouddhistes de l'Himalaya, tout comme un certain Ramsès II "m'accompagne" lorsque je me rends en Egypte... Merci à eux deux, et à tous les autres qui se penchent sur ma petite vie de terrienne...

Il est 5h45, et, pour l'heure, je ne frissonne pas car le métro est plutôt désert. Je pars. Pour l'Himalaya. Pour le Sikkim. Si ce voyage nous conduit vers la plaine du Gange et le Sikkim, je sens bien que la seconde partie représente l'essentiel de mon voyage. J'ai longtemps hésité entre l'Egypte et l'Inde. Finalement, je crois que cette aventure me mènera à la fois en Inde et en Egypte. Il n'est pas nécessaire de se rendre physiquement dans un lieu pour y vivre des expériences, pour en ressentir les vibrations ni pour en lire les mémoires. L'âme a cet avantage sur le corps et sur la conscience ordinaire qu'elle ne s'impose aucune limite de temps ni d'espace. Elle passe d'un espace-temps à l'autre, d'un pays à l'autre extrémité de la planète, du système solaire et des autres galaxies en une fraction de milliseconde (s'il fallait donner un point de repère).

Mon corps est dans le métro. Quant à mon âme, que me prépare-t-elle pour ce voyage vers les plus hauts sommets de l'univers ? Le Kangchenjunga, sommet principal du Sikkim, caresse le ciel à 8586 mètres. Point culminant de l'Inde, ce sommet est le troisième plus haut du monde, après l'Everest (8844 mètres, frontière tibéto-népalaise) et le K2 (8611 mètres, frontière sino-pakistanaise). Si le Sagarmatha (nom népalais de l'Everest) signifie le "front du ciel" en sanskrit, et "la déesse de l'univers" en tibétain, le Kangchenjunga évoque les "cinq trésors de la neige", car il regroupe cinq sommets. Lors du trek du "Sanctuaire des Annapurnas", au Népal, nous avions tourné autour du Machapuchare. Je m'étais longuement et avec délice imprégnée de son énergie. La simple évocation visuelle de ce sommet, durant de longs mois après mon retour en France, me permettait d'en retrouver l'énergie et la puissance. Pour moi, mais aussi pour la transmettre à ceux de mon entourage qui le désiraient (et surtout qui considéraient cette transmission possible). Cette fois, nous allions côtoyer les "cinq trésors de la neige" à maintes reprises.

Photo N°2 : où mes pieds (et mes pas) me conduiront-ils cette fois ? Depuis 2001, année de mon voyage au Népal (j'allais dire de mon premier voyage au Népal), chaque périple est initiatique. Depuis que je ressens l'énergie des lieux et des êtres, des plantes et des pierres. Je ne vois plus seulement, "j'entends" les paroles des murs et des personnages qui ont fréquenté ces lieux, et je "ressens" leurs émotions. Alors mieux vaut avoir de bonnes chaussures (n'est-ce pas Joëlle ?) pour aller à la rencontre de tous ces lieux et personnages.

Depuis 2001, je suis souvent repartie vers les sommets himalayens. J'ai eu le plaisir de découvrir le Népal en 2001, le Ladakh en 2004, le Kinnaur-Spiti en 2006 et, donc, le Sikkim en 2007. Chacun de ces voyages m'a aidée à élever mon énergie, et, je l'espère, ma conscience. J'ai retrouvé, à l'occasion de chacun d'entre eux, des mémoires, des lieux, des personnages de mes vies passées. Ce voyage vers la plaine du Gange et le Sikkim, je le prépare activement depuis près de deux mois. Dans une ambiance de travail et de réflexion sur les fausses croyances, les faux symboles, les faux-maîtres et les contre-vérités sur certains personnages et certaines tranches d'Histoire. En un mot, sur les manipulations en tous genres subies (ou acceptées) par la gente humaine à travers le temps. Vaste sujet, s'il en est, mais je sens bien depuis longtemps (depuis toujours ?) qu'un certain nombre de vérités ne sonne pas juste. Ce n'est que le 16 août, un jour personnel 5, sous le signe de la libération intérieure, du changement et d'un grand mouvement vers la liberté d'expression (j'allais dire sursaut), que je compris la destination de l'année 2007 : le Sikkim, la suite de mon "pélerinage" sur les traces de Padmasambhava.

Photo N°3 : un nouveau clin d'oeil pour Joëlle. "Pour bien voyager, ménage ta monture, et ton pauvre dos qui porte déjà toutes les misères du monde". (Pas le tien spécialement, Joëlle, ceci est un message pour tous). Bizarre, non, cet exemplaire des Echos, alors que je pars en quête d'essentiel, de transparence, de vérité, de paix et de compassion ??? C'est un cadeau au Salon de la Photo, où j'ai quasiment passé le week-end (merci à Chasseur d'Images, mon magazine photo favori et à ses entrées gratuites). L'autre cadeau du salon est dans mon sac (pas celui-là, l'autre) : un réflex numérique, pour me faire plaisir, parce que la vie sur terre ne devrait être que plaisir des yeux, des sens de l'âme. Eh, non, je ne me suis pas noyée dans le Gange, donc personne ne va hériter du réflex pour l'instant !!! Qu'on se le dise !!!

L'époque actuelle est délicate, car nous sommes les figurants d'une partie d'échec planétaire. Les blancs contre les noirs, avec un roi, une reine et une ribambelle de pions dans chaque camp. Beaucoup ignorent encore leur rôle, et le camp auquel ils appartiennent. Dans cette partie là, il n'y a aucune alternative : les blancs doivent l'emporter, sinon... Ce sera chose faite si chacun se sent responsable de sa vie, de ses échecs, de ses difficultés, si chacun tente de se reconnecter à son être intérieur, si chacun oeuvre au discernement et au décryptage des événements. Mais le message de mes chers guides était sans appel : "tu dois croire en l'avenir, toujours. Pour reconstruire c'est une condition essentielle". Vaste programme. Le calendrier Maya se termine fin 2012. Et après ???

 

Métro jusqu'à Montparnasse. 6h30, le bus m'emmène vers Roissy. 8h15, je découvre les premiers membres du groupe : Kevin, Laurence, Dominique, Henri, Jean-Paul, Joëlle. Puis Karine. Patricia et Françoise viennent de me téléphoner. Elles auront un tout petit peu de retard. Mais elles seront à l'heure, comme nous tous. Déjà, le courage, la volonté, la détermination émanent de ce groupe. Les signes ne trompent jamais. Nous décollons, pile à l'heure. Encore un indice. Mes premières réflexions portent sur la liberté d'expression. Celle que nous avons perdue au fil du temps, malgré ces apparences de pseudo-démocratie. A Vienne, Françoise et moi nous penchons sur les chemins de vie et les années personnelles des membres du groupe, lorsque nous consultons la feuille mentionnant les dates de naissance. Deux chemins de vie 3, deux 7, deux 8, un chemin de vie 1, un 6, un 9. Quant aux années personnelles, il y a trois 8, deux 5, deux 1, un 22 et un 9. La prédominance du 8 nous donnera l'énergie nécessaire à notre mission collective.

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par Fabienne B. publié dans : Carnets de voyage
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Mardi 13 novembre 2007

 

Bonjour à toutes et à tous,

Merci de vos premiers commentaires et encouragements en bas de ces premiers articles et dans les mails que vous m'avez adressés. Je poursuis aujourd'hui avec cet article pratique sur la documentation collectée sur le Sikkim, avant le départ, et pendant le voyage. En effet, les guides sont rares sur le sujet, du moins en France. Il y a bien sûr un chapitre sur le Sikkim dans le Lonely Planet sur l'Inde du Nord et dans le Guide du Routard sur l'Inde du Nord également. Mais contrairement au Ladakh, par exemple, je n'ai pas trouvé de guide dédié au Sikkim. Ce blog étant un espace d'échanges, et ce carnet de voyage dédié à tous les voyageurs qui désirent se rendre dans la plaine du Gange et au Sikkim, à ceux qui s'y sont déjà rendus et à tous les autres, merci à ceux d'entre vous qui pourraient compléter les informations de cet article de déposer un commentaire en bas de ce texte mentionnant les sources documentaires dont ils disposent. Ce blog est assez bien référencé dans les moteurs de recherche, et en particulier dans Google, et les futurs voyageurs vers le Sikkim auront de fortes probabilités d'accéder à ce carnet de voyage.

Tout d'abord, je remercie l'office du tourisme de l'Inde à Paris de sa diligence et de sa générosité. En 48 heures après un appel téléphonique, puis, sur les conseils de mon interlocutrice, un mail décrivant l'objet de ma demande et les régions visitées en Inde, je recevai une documentation assez conséquente et agréable à l'oeil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 pages 1/2 sur Darjeeling et le Sikkim. En français. L'information y est succinte, mais a le mérite d'exister. Des hôtels y sont mentionnés, tant à Darjeeling qu'à Gandtok. Si certains me semblent largement dépasser les budgets des voyageurs "budget" (de 2500 à 4000 roupies, soit environ 50 à 80 euros), d'autres affichent un tarif plus abordable (400 à 650 roupies, soit 8 à 11 euros). On y trouve également le descriptif des principales fêtes se déroulant au Sikkim : Pang Lhabsol (commémoration de la calotte de neige du Kanchenjunga, en août-septembre) ; Lossong (nouvel an sikkimais, entre décembre et janvier), à ne pas confondre avec le Losar (nouvel an tibétain, fin janvier-début février), Dassera (fête populaire hindoue, première ou seconde semaine d'octobre) ; Dipavali (festival des lumières en hommage à la déesse de la richesse et la prospérité Laxmi, célébré la 3e semaine d'octobre ou 1ere de novembre) ; Poshsakrantin (fête hindoue de fin de moisson, 2e semaine de janvier).

 

 

 

30 pages dans un format de poche sur Darjeeling, Gandtok et Kalimpong. En anglais. Pour chacune de ces trois villes, on y trouve une présentation d'introduction succinte de leurs atouts, puis des informations sur le climat et la meilleure saison pour s'y rendre (avril à mi-juin ET septembre à novembre pour Darjeeling ; mars à fin mai ET octobre à mi-décembre pour Gandtok), les moyens d'accès, les agences de trek et d'excursion, les hôtels, les visites à effectuer, des propositions d'itinéraires en fonction de la durée du séjour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22 pages sur le Sikkim dans ce document sur l'Inde du Nord-Est. En anglais. Le plus complet des documents fournis par l'office du tourisme. Décrit les lieux à visiter, les itinéraires possibles, les fêtes et festivals, les itinéraires de treks, les balades en hélicoptère (de 1200 roupies pour survoler la capaitale Gandtok durant 20 minutes à 6250 pour 90 minutes au dessus du Kanchenjunga). Hôtels, carte, coordonnées des offices du tourisme. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une très belle brochure générale sur l'Inde, avec une carte distinguant les 28 provinces du sous-continent. Elle contient une liste assez impressionnante des fêtes et festivals de musique du pays, une triple page sur les parcs nationaux et animaliers, une double page d'informations pratiques.

A propos d'informations pratiques, et sans reprendre l'intégralité de celles que vous trouverez dans les guides et/ou documents ci-dessus, en voici trois :

Le prix du visa à entrées multiples, valable 6 mois, s'élève à 50 euros.
Fin octobre 2007, 1 euro équivalait à 55 roupies.
Le décalage horaire est de + 4h30 en hiver et de + 3h30 en été.

On peut également se procurer sur place des ouvrages très complets et intéressants. Ils sont tous en anglais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce très beau livre de Alok K. Shrivastava, proposé avec une couverture rigide (400 roupies -7,5 euros) ou souple (300 roupies - 5,5 euros) est édité par le département du tourisme du gouvernement sikkimais. On peut se le procurer à l'office de tourisme de Gandtok (et peut-être dans les autres offices du tourisme, mais je n'ai pas testé cette possibilité). Il décrit la 22e province indienne, son peuple (lepchas, bhutias, népalais), ses coutumes, son artisanat, sa faune, sa flore, ses monastères bouddhistes, ses sommets, ses lacs sacrés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme indiqué sur la couverture, voici un guide de poche de 32 pages, en anglais, décrivant les principaux lieux à visiter au Sikkim. Coût : 40 roupies, soit 80 centimes d'euros environ.... En face de chaqu page de texte, une page contenant deux photos. Dans la même collection et le même format, il existe un livret de photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce dépliant contient au recto, des descriptifs des principaux lieux d'intérêt du Sikkim, et, au verso, différentes cartes (de Gandtok, des routes et des chemins de treks de la province, du Sikkim). 40 roupies également, à l'office du tourisme de Gandtok.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un guide de voyage complet et illustré de photos avec une proposition d'itinéraire sur 12 jours. En anglais. 395 roupies, soit 7,5 euros.

 

 
Un guide très intéressant sur le Sikkim avec beaucoup de textes. Il me fait penser aux guides Autrement. 695 roupies, soit environ 13 euros.
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Dimanche 11 novembre 2007

 

 

Bonjour à toutes et à tous,

Quelques conseils pratiques avant un départ pour le Sikkim. Je ne vais pas reprendre les informations des guides de voyage, je vous laisse le soin de les consulter. Par contre, je veux attirer votre attention sur les précautions à prendre lors du dépôt de demande de votre visa.

Tout d'abord, sachez qu'il y a généralement foule le matin très tôt devant l'ambassade de l'Inde à Paris qui ne délivre parfois les visas qu'au compte-gouttes. Pensez donc à vous lever de très bonne heure, et à venir attendre votre tour devant les grilles du consulat d'Inde dès 6h-7h. Si vous êtes chanceux, un ticket vous sera délivré, sésame indispensable pour déposer votre dossier de demande de visa le jour même. Sinon, vous reviendrez le lendemain, et ainsi de suite jusqu'à ce que vous ayez obtenu votre sésame.

Photo N°1 : Veillez à prendre une marge suffisante avant votre départ pour l'obtention de votre visa auprès du Consulat d'Inde, surtout en période de grande affluence en Inde (à partir d'octobre-novembre), et vérifiez que votre visa porte la mention ad hoc pour votre entrée au Sikkim.

Si vous habitez en province, vous pouvez également adresser votre demande par courrier directement à l'ambassade, ou encore passer par une société spécialisée dans l'obtention des visas. J'ai opté pour Visas Express, 54, rue de l'Ouest (BP 48), 75 661 PARIS Cedex 14. Attention, certains organismes similaires n'hésitent pas à vous affoler sur les délais d'obtention du visa pour vous "vendre" la procédure d'urgence à 150 euros (50 euros pour le montant du visa reversé à l'ambassade, le reste pour son obtention). En procédure normale (12 jours de délai), il m'en a coûté 76 euros, pour un retrait sur place du passeport. En cas de réexpédition du passeport à domicile, il faut ajouter les coûts d'un envoi en Chronopost, soit environ 20 euros.

 

Lorsque vous remplissez votre demande de visa, veillez à indiquer dans la rubrique N°18 intitulée " Lieux de visite en Inde ", que vous vous rendez au SIKKIM. Et lorsque vous irez retirer votre passeport, vérifiez bien que celui-ci porte la mention spéciale pour le SIKKIM : "Valid for 16 days in all open areas in Sikkim". Sachez qu'il est possible de prolonger la durée de ce visa pour le SIKKIM sur place, et que l'accès à certaines zones du territoire, proche de la frontière tibétaine, est fermé. En outre, les véhicules locaux ne sont autorisés à effectuer que certains trajets. Par exemple, le taxi qui nous a conduits de Gandtok au Tsomgo Lake n'avait d'autorisation que pour ce seul trajet. Si vous partez avec votre propre véhicule, renseignez-vous consciencieusement avant d'arriver au Sikkim. 

 

 

Photo N°2 : la moitié d'entre nous n'avait pas ce tampon apposé sur leur visa indien. Karine, notre accompagnatrice, a du faire un aller-retour de Darjeeling à Siliguri (plus de 6 heures de trajet), pour obtenir un permis d'entrée pour ceux qui en étaient dépourvus !!!

  • AMBASSADE de L' INDE Section consulaire

  • Adresse : 20 / 22 RUE ALBERIC MAGNARD - 75016 PARIS

  • Tél : 01 40 50 71 71  - Fax : 01 40 50 09 96

  • Site Web : http://www.amb-inde.fr

  • Horaires d'ouverture : Dépot : du lundi au vendredi de 09H30 à 10h30  - Retrait : du lundi au vendredi entre 16h00 et 17H00
  • PERMIS SPECIAUX
    SIKKIM : à préciser sur le formulaire dans la rubrique n° 18 ="Lieux de visite en Inde"
    Un visa spécial permettant la visite de GANGTOK, RUMTEK, PHODANG valable pour 15 jours de séjour sera délivré sur le passeport lors de l'obtention du visa de tourisme classique. Source : www.visas-express.fr 

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    Vendredi 9 novembre 2007

     

    Bonjour à toutes et à tous,

     

    Après ce préambule d'hier, quelques mots sur les préparatifs et l'itinéraire. Tout d'abord, rendons à César ce qui lui appartient. Nous sommes partis avec une agence dénommée ADEO (Les confins du monde). Cette agence propose des voyages découverte et aventure, pas si éloignés des conditions des voyageurs individuels : petits hôtels, transports locaux, affrêtement de véhicules à plusieurs, visites le plus souvent libres. En bref, on est loin -sinon, jamais je n'y serais venue- du bus de 50 personnes qui s'arrête pile une heure trente -et pas une minute de plus- pour que les 50 réalisent le même cliché du même sujet au même moment. Il en faut pour tous les goûts, naturellement.

     

     

    Photo N°1 : Non, je ne suis pas rémunérée par ADEO pour leur faire de la publicité sur mon blog ! Mais j'accepte volontiers une réduction sur le prochain voyage !!! Pour consulter leur site, cliquez ici.

     

     

    Cet article vous servira de point de repère pour la suite de ce carnet de voyage.  Dans la brochure ADEO, le voyage s'intitule : INDE, Uttar Pradesh, Darjeeling, Sikkim - Plaine du Gange et forteresses bouddhiques de l'Himalaya.

     

    Voici tout d'abord l'itinéraire, illustré de la carte ci-dessous. Au fil de la mise en ligne des articles du carnet de voyage, je mettrai des liens vers l'article concernant l'étape du jour. Il vous suffira alors de cliquer sur la date ou sur le jour pour accéder directement à l'article correspondant.

     

     

    Lundi 8 octobre 2007 Jour 1

    Vol Paris-Dehli via Vienne avec Austrian Airlines.

    Mardi 9 octobre 2007 Jour 2

    Dehli, journée libre. Visite de Birla House, Musée dédié au Mahatma Gandhi, dans le quartier du Raj Ghat puis déambulation dans les ruelles autour de Chandni Chowk.

    Mercredi 10 octobre 2007 Jour 3

    Train de Dehli à Agra. L'après-midi, visite de Fatehpur Sikri.

    Jeudi 11 octobre 2007 Jour 4

    Agra : lever de soleil sur le Taj Mahal, excursion en cyclopousse au Baby Taj (Itimad-ud-Daulah), puis au Mehtab Bagh avec sa vue superbe sur l'arrière du Taj Mahal. Train de nuit de Agra à Allahabad.

    Vendredi 12 octobre 2007 Jour 5

    Allahabad. Visite de l'Anand Bhavan, la villa-musée de la famille Nehru, puis de Sangam, où se mêlent les eaux de la Yamuna et du Gange.

    Samedi 13 octobre 2007 Jour 6

    Bus de Allahabad à Varanasi. Départ vers 9h, 3 heures de trajet. Découverte de Varanasi et de ses ghats. Premiers instants auprès des ghats de crémation. Puja (cérémonie quotidienne) sur le Ghat principal (Dasaswamedh Ghat).

    Dimanche 14 octobre 2007 Jour 7

    Varanasi. Aux environs : visite de Sarnath, à une dizaine de kilomètres. C'est le lieu où Bouddha fit son premier sermon après avoir connu l'illumination à Bodhgaya. Au retour, nouvelle promenade sur les ghats, nouvelle Puja.

    Lundi 15 octobre 2007 Jour 8

    Varanasi. Promenade en bateau dès l'aube sur le Gange. Déambulation dans la vieille ville et ses étroites ruelles commerçantes.

    Mardi 16 octobre 2007 Jour 9

    Train de Varanasi à Darjeeling. Départ (retardé) vers 14h, arrivée le lendemain matin à... 7h à New Jaipalguri, la dernière gare avant Darjeeling.

    Mercredi 17 octobre 2007 Jour 10

    Trajet de New Jaipalguri à Darjeeling par le petit train Darjeeling Himalayan Railway, surnommé le Toy Train. 9 heures de trajet. 

    Jeudi 18 octobre 2007 Jour 11

    Darjeeling : Bhutia Busty Monastery, Tibetan Refugee Self-Help Center, plantations de thé.

    Vendredi 19 octobre 2007 Jour 12

    Darjeeling : lever de soleil sur Tiger Hill, en face du Kanchenjunga et de la chaîne de montagnes de l'Himalaya. Visite des monastères, dans l'ordre, de Yiga Choling Gompa, Sakya Choling Gompa, Samten Choling Gompa, Druk Sangak Choling Gompa. Observation du train touristique à vapeur sur la boucle de Batasia Loop. En fin d'après-midi, pujas à la pagode japonaise (Japanese Peace Pagoda) puis au Druk Sangak Choling Gompa.

    Samedi 20 octobre 2007 Jour 13

    Départ de Darjeeling à 9h pour Pelling en taxi. 4h30 de trajet. L'après-midi, à Pelling, visite du monastère bouddhiste de Pemayangtsé.

    Dimanche 21 octobre 2007 Jour 14

    Pelling : excursion à Yuksom (visite du Dubdi Gompa) et au lac Khecheopalri. La route étant coupée, nous n'avons pu nous rendre à Tashiding comme initialement prévu.

    Lundi 22 octobre 2007 Jour 15

    Pelling : visite du monastère Sangachoeling Monastery. Jeep de Pelling à Ravangla (environ 3 heures de trajet). Sur la route, à Kewzing, visite du monastère Bon de Yung Drung Kundrak Lingbon, puis, à Ralang, à 13 kilomètres de Ravangla, du monastère bouddhique Palchen Choeling Monastic Institute.

    Mardi 23 octobre 2007 Jour 16

    Trajet de Ravangla à Gandtok. Arrêt à Ranipur pour prendre un van pour Rumtek où se situe le Rumtek Dharma Chakra Center, siège officiel du Gyalwa Karmapa, chef spirituel de l'ordre Kagyu.

    Mercredi 24 octobre 2007 Jour 17

    Gandtok. Visite de l'Enchey Gompa, descente à pied vers l'arrivée du téléphérique de la capitale sikkimaise, visite du Namgyal Institute of Tibétology, marché du Kanchenjunga complex.

    Jeudi 25 octobre 2007 Jour 18

    Gandtok. Excursion au Tsomgo Lake.

    Vendredi 26 octobre 2007 Jour 19

    Trajet de 4 heures environ de Gandtok à Kalimpong en jeep. L'après-midi, à Kalimpong, visite du Tharpa Choling Gompa, puis du monastère bhoutanais de Thongsa Gompaet enfin du Zong Dog Palri Fo-Brang Gompa, ou Durpin Gompa, sis au sommet de la Durpin Hill. Ce jour nous a réservé la plus belle surprise et la plus grande émotion du voyage. Ce fut un peu notre anniversaire à tous...

    Samedi 27 octobre 2007 Jour 20

    Trajet en jeep de Kalimpong à l'aéroport de Bagdogra (5 heures). Puis vol de Bagdogra à Dehli.

    Dimanche 28 octobre 2007 Jour 21

    Dehli. Quartier de Paharganj et de Main Bazaar.

    Lundi 29 octobre 2007 Jour 22

    Vol de Dehli vers Paris via Vienne sur Austrian Airlines. Décollage à 2h30 du matin, arrivée à Paris à 9h30.

     

     

     

     Photo N°2 : carte de l'itinéraire, extraite du catalogue de l'agence.

     

     

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    Mercredi 7 novembre 2007

     

    Bonjour à toutes et à tous,

     

    Chose promise... Je vous invite, pendant 22 jours, à m'accompagner dans un voyage à travers les plaines du Gange et les contreforts himalayens du Sikkim. Pour des raisons techniques, j'ai préféré vous conter nos aventures en différé, en tenant compte, toutefois, des émotions -et elles furent légion- en live. Gravées dans nos coeurs, dans nos corps énergétiques, dans nos cellules et dans nos cerveaux -droits et gauches-, nos mémoires et nos émotions de voyage ne demandent qu'à être partagées et exposées au plus grand nombre. La magie d'internet y contribuera peut-être.

    Photo N°1 : Dehli, dans le quartier de Paharganj, dans une rue commerçante derrière Main Bazar, octobre 2007. Si je devais choisir un titre à cette photo, ce serait " Sourire des yeux, douceur de l'âme"

     

    Nous étions dix. Neuf voyageurs et une accompagnatrice, tout aussi voyageuse que ses accompagnés. Pour une voyageuse indépendante et autonome comme moi, ne comptant que six voyages en groupe à son actif sur vingt-six années de pérégrinations à travers le monde, le choix du voyage à plus de deux s'avère toujours délicat. J'ai accepté de me laisser "entraîner" dans cette aventure. Et je dois avouer que celle-ci m'a réconciliée avec les groupes. J'ai donc décidé, en hommage à (par ordre d'apparition à l'aéroport) Kevin, Laurence, Dominique, Henri, Joëlle, Jean-Paul, Karine, Françoise, Patricia... et moi-même, à l'égrégore que nous avons constitué, et, probablement, reconstitué à travers les temps, de vous narrer non seulement les apparences et le visible, mais également ce que nombre d'êtres humains qualifient d'invisible, voire d'irréel. Ce que nombre d'entre eux considèrent comme n'existant pas, tout simplement parce qu'ils ne l'ont pas encore expérimenté. Ce que nombre d'entre eux condamnent, manipulés depuis des siècles par des tueurs d'âmes aux seules fins d'exercice d'un pouvoir sans partage.

     

    D'emblée, dès notre rencontre à Roissy-Charles de Gaulle, ce lundi matin du 8 octobre 2007, il m'est apparu que ce périple s'inscrivait dans les vibrations du 3, du 9, du 11 et du 22. Le chiffre 3 symbolise l'expression, la communication. Mais aussi l'impulsion créatrice, l'inspiration et l'intuition. Le chiffre 9, quant à lui, est associé à l'universalité, l'altruisme, l'humanisme. Le 11 et le 22 sont qualifiés de maîtres-nombres, des nombres dont les vibrations sont plus élevées et de nature plus spirituelles que les autres. Le 11 s'associe à l'ouverture spirituelle, l'intuition, la révélation, l'inspiration, tandis que le 22 symbolise la construction de l'univers, le service à l'humanité sous les ores altruistes inspirées. En langage... décodé, cette aventure annonçait de grandes rencontres, physiques ou spirituelles, avec d'importants personnages et de grands lieux de l'histoire de la liberté d'expression et de l'authenticité spirituelle. Elle allait marquer notre entrée dans la dimension de cette fin de cycle de reconnexion spirituelle, lequel nous avait conduits à explorer les tréfonds de nos âmes et de nos incapacités d'expression véritable et authentique.

     

    Photo N°2 : Dehli, dans le quartier de Paharganj, chacun s'affaire, qui à la vente, qui aux emplettes. Nous sommes tout près de la rue où s'alignent les "boutiques à touristes", mais ici c'est le fief des autochtones, vibrant de couleurs et d'activités. Octobre 2007. 

    Chaque voyage marque nos existences de manière indélébile de toutes nos mémoires passées, souvent enfouies. Ces mémoires que nos retrouvailles avec nos lieux de vie ou de survie ancestraux mais aussi avec nos compagnons et nos compagnes de vie à travers les temps, les âges, et les incarnations, contribuent à réveiller. Nous pouvons donc simplement nous déplacer, saisir les clichés d'un instant, survoler, traverser les lieux sans prendre le temps de nous y arrêter et de les sentir, de les ressentir, de les comprendre, de nous en imprégner, de les décoder. Les lieux, comme les êtres humains, les animaux, les végétaux, les minéraux, respirent, s'émeuvent, s'imprègnent de l'atmosphère et des émotions ambiantes. Les lieux constituent de véritables livres à coeur ouvert pour qui veut bien se donner la peine de les écouter. Ils portent toutes les mémoires des événements qui s'y sont déroulés, tel un ouvrage historique qui aurait défié l'usure du temps. La capacité d'écoute et de compréhension d'un lieu, comme de tout être vivant non doté de la parole ordinaire, s'acquiert, au prix d'un long cheminement vers son authenticité, et son existence réelle. Non d'un claquement de doigt, au grand dam de la société actuelle qui a décidé d'ignorer les vertus de patience, de persévérance et de tolérance. Le "tout", "tout de suite" n'a pas sa place dans cette aventure là.

     

    A tous ceux qui préfèrent railler les gens comme moi parce que j'ai osé -et eu le courage de- repousser les limites de mes propres perceptions, parce que j'ai osé ouvrir les portes qui se présentaient sur mon chemin, parce que j'ai osé partir en quête du sens de ma vie et de la vie sur terre et dans l'univers, je propose, au lieu de condamner sans jamais oser vous faire votre propre opinion en expérimentant par vous-mêmes, de lire ces lignes et le récit de ce voyage en vous disant, simplement, sans critiques, sans railleries, sans mesquineries, sans arrières-pensées : et si c'était vrai ?

     

    Photo N°3 : Dehli, dans le quartier de Paharganj. Ici les salons de coiffure sont ouverts sur la rue, et les regards complices. Octobre 2007.

     

    Ce voyage m'aura donné la force d'affirmer au grand jour ma perception du monde actuel, mais aussi et surtout du monde à venir. Plus que jamais, je veux être libre de penser, de ressentir, mais aussi de transmettre, d'enseigner, de développer dans les moindres détails l'expression de mes expériences et de mes connaissances sur l'évolution du monde, tel qu'on le connaît, mais surtout tel qu'on ne le connaît pas encore. Plus que jamais, je veux que l'on me respecte pou