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Ce blog est celui d'un(e) électron libre en quête de sens à travers toutes les formes de voyages, sauf ceux qui feraient appel à la prise de produits illicites et la recherche de paradis artificiels.  Le voyage à travers les cinq continents tout d'abord, le voyage à travers le temps, ensuite, le voyage vers l'infini, encore, le voyage vers la connaissance, enfin. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Jeudi 31 mai 2007
Bonjour à tous et à toutes,



Photo 1 : A sa mort en 1936, le Docteur Bach laissa deux petits livres décrivant ses méthodes de traitement par les fleurs : "Guéris-toi toi-même" et "Les douze guérisseurs et autres remèdes". L'ouvrage "
La Guérison par les Fleurs", publié au Courrier du Livre, rassemble ces deux petits livres en un seul.

Dans cette rubrique Paroles des Sages du Monde, j’évoque ceux qui, à mon sens, ont contribué à éveiller les consciences. En ce dernier jour du joli mois de mai, je fais ce qu’il me plaît, comme nous y invite la tradition populaire, souvent riche de bon sens. Et il me plaît de vous entretenir du Docteur Bach. Edward de son prénom. Je l’ai rencontré au début de l’année 2000. Du moins sa mémoire, sa conscience, ses découvertes. Car ce médecin britannique, bactériologiste puis homéopathe, avant de réaliser le grand œuvre de sa vie sur les vertus des énergies florales sur les états émotionnels, quitta ce monde, du moins dans cette incarnation là, en 1936.

Il mourut pauvre, comme nombre de grands hommes dont les découvertes ne sont, hélas, pas reconnues de leur vivant. La cinquantaine à peine dépassée. Le mécénat a ceci de précieux qu’il autorise les travaux les plus pointus et les recherches les plus approfondies et les plus novatrices. Mais il n’existe plus guère pour ceux qui osent sortir des cadres établis. Pour ceux qui remettent en question la pensée unique dont il est… fortement déconseillé de s’affranchir.
Edward Bach reprochait à la médecine de se concentrer sur la maladie et de négliger la personnalité du malade.


Ce médecin raillé par ses pairs ne pouvait se satisfaire de la disparition des symptômes, sans compréhension et élimination de la cause profonde des
maladies. A 43 ans, il abandonna les heurs et les honneurs de la médecine londonienne pour partir en quête de solutions au cœur même de la nature. Doté d’une intuition et d’une sensibilité très développées, le Docteur Bach ressentait les vibrations des fleurs. Lorsqu’il se promenait dans la campagne, dans un état émotionnel particulier, il était naturellement attiré par la plante, la fleur, l’arbre qui, par ses vibrations, l’apaisait, lui conférait une véritable stabilité émotionnelle.


Il découvrit tout d’abord les vertus de la Mimule (Mimulus guttatus) et de l’Impatience (Impatiens glandulifera) ou Basalmine. La première s’avéra un remède contre les peurs identifiées de la vie quotidienne. La seconde, comme son nom l’indique, contre l’impatience, l’irritation, l’intolérance. Il définit ainsi 38 états émotionnels parmi lesquels la colère, la jalousie, l’indécision, l’incapacité à trouver sa voie, la rigidité, le manque de confiance en soi, le sentiment de souillure, d’impureté, les ruminations obsessionnelles… Et concocta les élixirs floraux permettant d’y remédier. Dans l’ordre : Holly, Scléranthus, Wild Oat, Rock Water, Larch, Crab Apple, White Chesnut…


Photo 2 : Un champ de colza dans la région chartraine, non loin de Courbehaye, petit village beauceron. Lorsque vous vous promenez dans la nature, chassez vos pensées parasites, fermez les yeux et écoutez les fleurs et les arbres. Avec un peu d’entraînement et de persévérance, peut-être parviendrez-vous à entendre leur langage ?
 
Il existe aujourd’hui plusieurs milliers d’élixirs floraux dans le monde. Les travaux du japonais Emoto sur les cristaux d’eau gelée ont, depuis, mis en exergue les facultés de mémorisation de l’eau. Je vous en parlerai une autre fois. Le docteur Bach a tracé la voie d’une médecine holistique, considérant l’être humain dans son intégralité. Oserais-je dire dans son intégrité ? Le corps physique ne serait-il pas le seul reflet d’une dysharmonie entre la conscience supérieure, l’âme, l’être intérieur… et l’ego ?
 

 
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par Fabienne B. publié dans : Paroles des sages du monde
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Mercredi 30 mai 2007

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

 

Photo : une vieille femme indienne sur le marché de Chichicastenango, Guatemala, juillet 1991

 

Je poursuis l'ouverture de mes nouvelles rubriques. Aujourd'hui, je vous invite à découvrir « Une photo, une pensée ». Les pérégrinations sur les cinq continents comme le voyage intérieur favorisent la réflexion et l'interrogation sur le sens de la vie. Sur la quintessence même de la nature humaine et de l'existence. Dans « Une photo, une pensée », je vous expose une des photos de mon quart de siècle de balades sur la planète ainsi que la pensée qu'elle m'évoque. Tout simplement. Je souhaite faire de ce blog un espace de réflexion et de partage sur le sens de la vie et du voyage. J'attends donc vos commentaires sur ce que vous inspirent cette photo et la pensée qui l'accompagne. Si les articles de ce blog semblent pertinents pour votre analyse et votre évolution, aidez-moi à les faire connaître en communiquant leur existence à un maximum de personnes autour de vous. Merci d'avance de votre contribution.

 

Pensée : « Ce qui nous fait le plus mal à nous autres les indigènes, c'est que notre costume, ils le trouvent joli, parce que ça fait rentrer de l'argent, mais la personne qui le porte, c'est comme si elle n'était rien ».

Rigoberta Menchu, dans « Moi, Rigoberta Menchu, une vie et une voix, la révolution au Guatemala »

 

 

Retrouvez Rigoberta Menchu dans Mémoires de Voyages

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par Fabienne B. publié dans : Une photo de voyage, une pensée
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Mardi 29 mai 2007

 

Salam Aleikoum,

 

 

 

Photo N°1 : En encadrement comme en scrapbooking, on utilise les techniques du papier déchiré. J'ai opté pour une petite touche de papier déchiré autour des deux photos, pour mettre en valeur le papier habillant le passe-partout, en symbiose avec le sujet et l'atmosphère du désert.

 

Lorsque je voyage, j'essaye d'apprendre les quelques mots de base dans la langue du pays qui m'accueille, et, dans la mesure du possible, à compter. Cela engendre souvent beaucoup d'enthousiasme de la part des autochtones. Ceux-ci en déduisent fréquemment que je maîtrise leur langue et entament illico une conversation enjouée. Pour reprendre prestement le langage des gestes... bien plus parlant !

 

Donc si l'on vous dit salam aleikoum, répondez aleikoum salam. Ce sera déjà un premier pas vers l'autre, ce premier pas si fondamental.

 

Aujourd'hui je veux rendre hommage au désert. Et à un homme du désert. A Sidi, l'un de ces guides maures dont les ancêtres épousaient pour la vie les vastes étendues de dunes et de sable. Dorénavant, la plupart des nomades du désert sont sédentarisés. Le désert conduit à l'essentiel. Milieu hostile de prime abord, le désert engloutit toutes les apparences pour ne plus laisser place qu'à l'essence même de l'être et à sa survie.

 

 

Photo N°2 : Ce cadre habille désormais les murs de mon bureau africain, sous l'oeil attentif de ce chameau (ou dromadaire, je ne sais jamais lequel a une ou deux bosses) rapporté d'Egypte. J'ai choisi de concevoir une maison qui me ressemble, une maison des cinq continents. A l'étage, chaque pièce est dédiée à l'un des continents. Les choix de couleurs, de matières et de la déco en dépendent. Au sol, j'ai choisi des essences de bois provenant du continent concerné. Ici, le doussié.

 

 

Photo N°3 : Gros plan sur Sidi, notre guide lors d'un trek dans le désert mauritanien en décembre 2002, autour de Chinguetti. Cette ancienne oasis sur la route des caravanes de sel remontant vers le nord de l'Afrique se distingue par ses nombreuses bibliothèques privées, recelant des trésors de littérature et d'enluminures précieusement conservés par des générations successives de protecteurs de ce patrimoine inégalé. Chinguetti est considérée comme la septième ville sainte de l'islam.

 

Photo N°4 : la traditionnelle cérémonie du thé. Après une journée de marche et une rapide toilette avec des lingettes !

 

 

Vous souhaitez voir mes précédentes réalisations en encadrement ?

.Encadrement et voyage : trois images d'Afrique pour un cadre multiple avec sous-cartes et biseau anglais

.Encadrement : voyage au carnaval de Venise en biseau rétro

.Encadrement : voyage vers l'art aborigène en Australie

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par Fabienne B. publié dans : Encadrons photos et souvenirs de voyage communauté : Passion encadrement d'art
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Lundi 28 mai 2007

Chapitre 1 : "Le petit prince d'Angkor, page 7"

 

Photo : Luang Prabang est l'ancienne capitale du Laos. Chaque matin à l'aube, les moines bouddhistes défilent dans les rues afin de demander l'aumône aux habitants, comme il est de coutume dans la tradition bouddhiste. Sise à 700 mètres d'altitude, et sur les rives du Mékong, Luang Prabang, fondée par Fa Ngum en 1353 avec l'aide des khmers, compte une soixantaine de temples. Le palais royal abrita les derniers souverains laos jusque dans les années 80. Emprisonnés dans une grotte à proximité, ils moururent faute de soins.

Pourquoi l'orientation de ce monument se distinguait-elle ainsi de celle communément admise pour les autres édifices ? Et pourquoi, malgré cette originalité (ou devrions-nous dire grâce à elle ?), cet édifice avait-il mieux résisté à l'usure du temps que tous les autres ? Monsieur Ou CHHEANG, le propriétaire de la Soksan Guesthouse, m'avait éclairée dans un français à faire pâlir d'envie nombre de nos collégiens et lycéens. Cette langue était devenue obligatoire pour tous les cambodgiens de sa génération jusqu'en 1965. Le vieil homme me confia donc l'un des secrets du peuple khmer : « les Dieux avaient construit Angkor Vat ».

Comment, il y a si longtemps, de telles édifications avaient-elles pu voir le jour ? Sans réponses, je frôlais l'adhésion à cette croyance ancestrale. Si les Dieux n’avaient pas soulevé les pierres, sculpté les bas-reliefs, creusé les douves, bâti de leurs mains et à la sueur de leurs fronts ces temples-montagnes et ces quatre cents kilomètres de chefs-d'oeuvre, ils avaient probablement prodigué leurs conseils éclairés et leur intelligence supérieure aux bâtisseurs d‘Angkor. Et illuminé l'architecte d’Angkor Vat de leurs connaissances et de leurs secrets en matière d’harmonie et de circulation d'énergie dans les habitats et leurs environnements, si royaux soient-ils. Le Feng Shui chinois. La géobiologie occidentale. Et autres considérations des plus grandes civilisations de l'Histoire de l'Humanité.

Mais une autre préoccupation animait le jeune Rattha ce matin là. Dans ce rêve qu'il n'aurait jamais voulu interrompre, il avait sauvé sa petite fiancée de la noyade. « I love her, but may be she hate me. I dont know yet ». Depuis deux ans, mon chauffeur de mobylette était amoureux en secret d’une jeune voisine. Chaque jour, il l'avait accompagnée au marché. Elle y vendait quelques babioles au retour de l’école pour contribuer, elle aussi, à sa mesure, aux besoins de sa famille. Elle avait dix-sept ans. L'âge pour une jeune fille khmère de songer au mariage.

 

Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le mardi 5 juin 2007

Lire les pages précédentes : page 6 ; page 5 ; page 4 ; page 3 ; page 2 ; page 1
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par Fabienne B. publié dans : Voyage au coeur de ma vie : "La patiente"
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Dimanche 27 mai 2007

Ola, que tal ?

J'inaugure ce dimanche une nouvelle rubrique. Dans « Mémoires de voyages », je vous livre mes coups de cœur, mes souvenirs, mes interrogations, mes rencontres. En réfléchissant à mes futurs articles, j'ai retrouvé dans mes cartons le livre d'Elisabeth Burgos « Moi, Rigoberta Menchu. Une vie et une voix, la révolution au Guatemala ».

 

                                     

Photos 1 et 2 : Portrait de Rigoberta Menchu issu de la couverture du livre d'Elisabeth Burgos, publié en 1983. Rigoberta a 24 ans.

J'ai ressenti à nouveau l'émotion de mes voyages à travers l'Amérique Latine. L'Amérique amérindienne. Lorsqu'en 1992, l'Europe fêtait en grandes pompes la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, le peuple indien manifestait contre 500 ans d'oppression et de résistance. Deux visions radicalement opposées. La Vieille Europe s’était enrichie en spoliant la terre et les richesses des peuples indiens, en les décimant, en les affamant, en les réduisant à l’esclavage, en les enfermant dans des mines seize heures par jour et en leur bandant les yeux lorsqu'ils en sortaient, de manière à ce qu'ils ne voient jamais la lumière du jour, en les condamnant à la mort ou à une vie de reclus dans des réserves infamantes pour la dignité humaine.

Rigoberta Menchu est née en janvier 1959 à Chimel, au nord-ouest du Guatemala. Dans un pays où 60% des 12 millions d'habitants appartient à l'une des 21 communautés indienne maya, cette femme maya quiche a survécu au génocide qui a décimé le peuple maya lors d’une guerre civile de plus de trente ans. Son père fut l'un des leaders des mouvements de revendication des indigènes à l’encontre des propriétaires terriens. En 1979, son jeune frère de 16 ans est torturé et brûlé vif. Il sera le premier de la famille. Son père, sa mère, périront sous la torture. Alors Rigoberta décide de lutter : « mon choix de lutter n'a ni limites ni dimensions. Il n'y a que nous, qui portons notre cause dans notre cœur, pour être prêts à courir tous les risques ». A 33 ans, elle obtient le Prix Nobel de la Paix, en reconnaissance de son travail en faveur de la justice sociale et la réconciliation ethnoculturelle. Elle a annoncé en février dernier sa candidature aux prochaines élections présidentielles de septembre 2007. Evo Morales, le président bolivien indigène élu en 2005, soutient son initiative.

Photos 3 : une enfant maya du village de Chipiacul, Guatemala, lors d'un reportage sur l'éducation des enfants mayas et sur une chaîne de solidarité créée autour d'un enfant nécessitant une opération à laquelle sa famille ne pouvait subvenir. Je vous raconterai cette histoire dans une prochaine rubrique à paraître très prochainement intitulée "Le Tour du Monde de l'Enfance".

J'ai passé deux mois au Guatemala en 1991, et voyagé à travers plusieurs pays d'Amérique centrale et du sud. Et j'ai eu honte. Honte de nos ancêtres européens. Honte de cette colonisation outrancière, honte de toutes ces violences et de cet absolu irrespect de la vie, de la culture, de la sagesse des amérindiens. Honte de tous ces pillages, de toutes ces exterminations, de cette inhumanité et de ce cynisme des conquistadors et de leurs descendants. Les grands propriétaires terriens concentrent entre leurs mains 80 à 90% des terres. Ce sont les héritiers des conquistadors, des blancs, des métis appelés ladinos. A la honte s'ajoute le désespoir face aux exactions dont l'homme s’est fait montre. Mais je crois à ce que je nomme la loi universelle du retour. L'effet boomerang. Tout ce que nous émettons, nous le recevons. Le meilleur comme le pire. Dans la vie présente ou dans une vie ultérieure. Des crimes demeurent peut-être impunis dans certaines vies. Mais je doute qu'il en soit ainsi pour l'éternité…

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