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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 20:42

Bonjour à toutes et à tous,

 

Tashi Delek,

 

J'inaugure, en ce soir de l'élection du nouveau président de la République, une nouvelle rubrique intitulée Paroles des sages du monde. Celle-ci aura pour vocation de nous faire réfléchir sur les paroles, suggestions, considérations des sages des cinq continents à travers le temps. D'engendrer des débats, par commentaires interposés. L'occasion m'en fut donnée cet après-midi lors de la conférence publique dispensée, au centre bouddhiste Drukpa de Plouray (56), par le maître de la lignée Sa Sainteté le douzième Gyalwang Drukpa en personne.

 

Je me permets de restituer une partie de son allocution, sans le moindre commentaire. Puissent ces mots participer de votre réflexion sur le sens de la vie, sur les décisions, les paroles et les actes, individuels et collectifs.

 

Je ne m'autorise pas à diffuser une photo de notre conférencier, mais je vous invite à consulter le site web du centre Drukpa de Plouray pour toutes informations complémentaires.

 

 

 

Photo N°1 : Dans le stupa de Plouray, la statue de Padmasambhava, maître à penser indien, initiateur des rois du Tibet et inspirateur du bouddhisme tibétain

 

"Nous manquons généralement d'amour bienveillant. Nous ne comprenons pas vraiment que nous sommes tous frères et soeurs. Ou alors, seulement au niveau intellectuel. Même au sein des familles, la situation dégénère de plus en plus. La notion de famille est de moins en moins à l'ordre du jour. Les enfants n'ont plus de respect envers leurs parents. Et réciproquement.

 

Cette valeur du respect de la nature humaine diminue. Y compris à l'égard de nous-mêmes. Si nous n'améliorons pas notre façon de penser, nous atteindrons un point de non-retour. Les rapports entre les hommes sont de plus en plus froids, emprunts de toujours plus de malveillance, de terreur, de terrorisme...

 

Je pense continuellement, et j'en suis profondément convaincu, que nous devons opérer une révolution de notre façon de penser. Nous comprenons de moins en moins quelle est notre valeur véritable. Comment pouvons-nous alors envisager quoi que ce soit de la valeur d'autrui ? En prenant conscience de la valeur de notre propre existence, nous pouvons améliorer notre amour bienveillant et notre compassion.

 

Prenons l'exemple du terrorisme. Il y a une dizaine d'années, lorsque je prenais l'avion, je pouvais observer que la nature des relations avec les services de sécurité dans les aéroports était bien différente de celle que nous constatons aujourd'hui. Ceux qui oubliaient leur bagage dans l'aéroport ne subissaient pas les assauts d'aujourd'hui. Il est vrai que dans le contexte actuel, où des êtres humains sont prêts à se faire exploser avec la bombe qu'ils destinent à leurs victimes, les services de sécurité sont sur les dents.

 

Les terroristes actuels n'ont même plus la conscience de la valeur de leur propre vie sur terre. Auparavant, ceux qui envisageaient d'attenter à la vie d'autrui cherchaient à préserver leur propre existence. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Cela indique que la situation est en train de dégénérer davantage. Indéniablement. Nous avons besoin de retrouver la source, la racine de ces valeurs.

 

La plupart des terroristes prennent les religions pour prétexte. Or la mission des religions n'est-elle pas d'aider les êtres humains à comprendre la valeur de leurs vies ? C'est la chose principale que les gens devraient apprendre. Les religions et leurs représentants ne devraient pas agir dans le sens inverse, en causant la terreur, en conduisant à la propagation de la terreur et au terrorisme. Prendre conscience de notre "précieuse existence humaine" constitue l'enseignement principal du bouddhisme.

 

L'idée ne consiste pas à nuire aux autres, à détruire au nom d'une religion ou d'un quelconque courant de pensée. Je ne sais pas pourquoi certains reçoivent des messages inverses. Les êtres humains sont en train de devenir pires que les animaux. Ces derniers ne sont pas très dangereux en comparaison des êtres humains. D'une manière générale, nous pourrions penser que les hommes sont plus intelligents, bons, capables, etc, que les animaux, mais la situation dégénère. Il semblerait que les animaux montent dans la hiérarchie des êtres vivants, alors que les humains descendent. Les habitants de la planète sont en train de créer une situation dangereuse. A l'heure actuelle, un seul être humain peut appuyer sur un bouton et pulvériser la terre. Les animaux, eux, n'ont pas cette capacité de destruction."

 

 

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New : mon camino portugais!

Lorsqu'en mai 2012, j'ai entamé au Puy-en-Velay mon itinéraire jacquaire, j'étais loin d'imaginer succomber à la magie de ces voies légendaires. Et repartir sur la Via Lusitana moins de six mois après mon arrivée à Saint Jacques de Compostelle. De Lisbonne, je me suis lancée le 20 avril 2013 sur le "caminho portugues". S'il souffre parfois de longues portions de routes asphaltées et dangereuses, ce chemin n'en demeure pas moins fondamental...pour l'Histoire de l'humanité !

Pour tout savoir sur cette Via Lusitana, cliquez sur COMPOSTELLE 2013

Et bien sûr,  la rubrique Via Podiensis et Camino Francés, cliquez sur COMPOSTELLE 2012

Compostelle 2012

1600 kilomètres ! Partie du Puy en Velay le 5 mai 2012, j'ai marché jusqu'à Saint Jacques de Compostelle en 4 fois : 11 jours en mai, 13 en juin, 11 en août et 33 en septembre-octobre. Après une journée de repos à Saint Jacques de Compostelle, j'ai atteint l'objectif que je m'étais fixé en ralliant Fisterra, la fin des terres galiciennes, tournée vers l'Amérique, les pieds dans l'Océan. De belles rencontres chaleureuses, des encouragements mutuels, le respect de la nature et d'autrui, l'entraide de tous les instants, entre pèlerins et autour des pèlerins, cheminement intérieur et spirituel ont jalonné cette merveilleuse aventure humaine. J'ai salué Saint Jacques dans sa dernière demeure le 22 octobre 2012 sur le Champ des Etoiles, après avoir fêté mes cinquante ans au sommet d'O Cebreiro, et noyé mon regard dans l'azur de l'atlantique le 26 octobre avant, pour la première fois depuis le départ, de rebrousser chemin pour redescendre du phare de la fin des terres ! Pour accéder à la liste à jour des articles publiés, et au détail des articles sur Compostelle 2012, Via Podiensis et Camino Francés, CLIQUEZ ICI

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