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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 13:33

Ola, que tal ?

J'inaugure ce dimanche une nouvelle rubrique. Dans « Mémoires de voyages », je vous livre mes coups de cœur, mes souvenirs, mes interrogations, mes rencontres. En réfléchissant à mes futurs articles, j'ai retrouvé dans mes cartons le livre d'Elisabeth Burgos « Moi, Rigoberta Menchu. Une vie et une voix, la révolution au Guatemala ».

 

                                     

Photos 1 et 2 : Portrait de Rigoberta Menchu issu de la couverture du livre d'Elisabeth Burgos, publié en 1983. Rigoberta a 24 ans.

J'ai ressenti à nouveau l'émotion de mes voyages à travers l'Amérique Latine. L'Amérique amérindienne. Lorsqu'en 1992, l'Europe fêtait en grandes pompes la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, le peuple indien manifestait contre 500 ans d'oppression et de résistance. Deux visions radicalement opposées. La Vieille Europe s’était enrichie en spoliant la terre et les richesses des peuples indiens, en les décimant, en les affamant, en les réduisant à l’esclavage, en les enfermant dans des mines seize heures par jour et en leur bandant les yeux lorsqu'ils en sortaient, de manière à ce qu'ils ne voient jamais la lumière du jour, en les condamnant à la mort ou à une vie de reclus dans des réserves infamantes pour la dignité humaine.

Rigoberta Menchu est née en janvier 1959 à Chimel, au nord-ouest du Guatemala. Dans un pays où 60% des 12 millions d'habitants appartient à l'une des 21 communautés indienne maya, cette femme maya quiche a survécu au génocide qui a décimé le peuple maya lors d’une guerre civile de plus de trente ans. Son père fut l'un des leaders des mouvements de revendication des indigènes à l’encontre des propriétaires terriens. En 1979, son jeune frère de 16 ans est torturé et brûlé vif. Il sera le premier de la famille. Son père, sa mère, périront sous la torture. Alors Rigoberta décide de lutter : « mon choix de lutter n'a ni limites ni dimensions. Il n'y a que nous, qui portons notre cause dans notre cœur, pour être prêts à courir tous les risques ». A 33 ans, elle obtient le Prix Nobel de la Paix, en reconnaissance de son travail en faveur de la justice sociale et la réconciliation ethnoculturelle. Elle a annoncé en février dernier sa candidature aux prochaines élections présidentielles de septembre 2007. Evo Morales, le président bolivien indigène élu en 2005, soutient son initiative.

Photos 3 : une enfant maya du village de Chipiacul, Guatemala, lors d'un reportage sur l'éducation des enfants mayas et sur une chaîne de solidarité créée autour d'un enfant nécessitant une opération à laquelle sa famille ne pouvait subvenir. Je vous raconterai cette histoire dans une prochaine rubrique à paraître très prochainement intitulée "Le Tour du Monde de l'Enfance".

J'ai passé deux mois au Guatemala en 1991, et voyagé à travers plusieurs pays d'Amérique centrale et du sud. Et j'ai eu honte. Honte de nos ancêtres européens. Honte de cette colonisation outrancière, honte de toutes ces violences et de cet absolu irrespect de la vie, de la culture, de la sagesse des amérindiens. Honte de tous ces pillages, de toutes ces exterminations, de cette inhumanité et de ce cynisme des conquistadors et de leurs descendants. Les grands propriétaires terriens concentrent entre leurs mains 80 à 90% des terres. Ce sont les héritiers des conquistadors, des blancs, des métis appelés ladinos. A la honte s'ajoute le désespoir face aux exactions dont l'homme s’est fait montre. Mais je crois à ce que je nomme la loi universelle du retour. L'effet boomerang. Tout ce que nous émettons, nous le recevons. Le meilleur comme le pire. Dans la vie présente ou dans une vie ultérieure. Des crimes demeurent peut-être impunis dans certaines vies. Mais je doute qu'il en soit ainsi pour l'éternité…

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New : mon camino portugais!

Lorsqu'en mai 2012, j'ai entamé au Puy-en-Velay mon itinéraire jacquaire, j'étais loin d'imaginer succomber à la magie de ces voies légendaires. Et repartir sur la Via Lusitana moins de six mois après mon arrivée à Saint Jacques de Compostelle. De Lisbonne, je me suis lancée le 20 avril 2013 sur le "caminho portugues". S'il souffre parfois de longues portions de routes asphaltées et dangereuses, ce chemin n'en demeure pas moins fondamental...pour l'Histoire de l'humanité !

Pour tout savoir sur cette Via Lusitana, cliquez sur COMPOSTELLE 2013

Et bien sûr,  la rubrique Via Podiensis et Camino Francés, cliquez sur COMPOSTELLE 2012

Compostelle 2012

1600 kilomètres ! Partie du Puy en Velay le 5 mai 2012, j'ai marché jusqu'à Saint Jacques de Compostelle en 4 fois : 11 jours en mai, 13 en juin, 11 en août et 33 en septembre-octobre. Après une journée de repos à Saint Jacques de Compostelle, j'ai atteint l'objectif que je m'étais fixé en ralliant Fisterra, la fin des terres galiciennes, tournée vers l'Amérique, les pieds dans l'Océan. De belles rencontres chaleureuses, des encouragements mutuels, le respect de la nature et d'autrui, l'entraide de tous les instants, entre pèlerins et autour des pèlerins, cheminement intérieur et spirituel ont jalonné cette merveilleuse aventure humaine. J'ai salué Saint Jacques dans sa dernière demeure le 22 octobre 2012 sur le Champ des Etoiles, après avoir fêté mes cinquante ans au sommet d'O Cebreiro, et noyé mon regard dans l'azur de l'atlantique le 26 octobre avant, pour la première fois depuis le départ, de rebrousser chemin pour redescendre du phare de la fin des terres ! Pour accéder à la liste à jour des articles publiés, et au détail des articles sur Compostelle 2012, Via Podiensis et Camino Francés, CLIQUEZ ICI

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