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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 00:11

 

Jour 1 : lundi 8 octobre 2007

 

Bonjour à toutes et à tous,

"5h du mat, j'ai des frissons". Aujourd'hui je m'envole pour Dehli, et je fête mes 26 ans de voyage (sur bientôt 45, ce n'est pas si mal). Ce voyage marquera la fin de mon 5e cycle de vie (de 36 à 45 ans), celui de la transformation. L'avion décolle à 9h40, direction Dehli via Vienne. L'an dernier, j'avais emprunté la même ligne, mais mon sac à dos m'avait fait faux bond en Autriche. A l'arrivée en Inde, un seul sac manquait au rendez-vous, le mien. Comme rien n'arrive par hasard, je m'étais empressée de comprendre pourquoi il était resté coincé à Vienne. J'ai des souvenirs d'une vie antérieure au château de Schönbrünn, dans la capitale autrichienne. En écoutant une valse de Strauss un jour, les images se sont superposées à la musique. Parfois on laisse ou on oublie de reprendre ses bagages d'une vie à l'autre...

Photo N°1 : comme toute chose, un voyage a un début et une fin, et aussi (surtout ?) une suite. Le mien a débuté non pas ici, sur le quai du métro à Issy-Les-Moulineaux, mais en juin 2004, au centre bouddhiste de Plouray, lorsque, ignorante à l'écoute des "aventures" d'un personnage indien du 8e siècle, je commençai à m'enquérir de l'identité et de la vie de Padmasambhava, alias Guru Rinpoche. C'était au coeur de la Bretagne. Depuis lors, ce vénérable personnage me "guide" dans mes déplacements vers les régions tibéto-bouddhistes de l'Himalaya, tout comme un certain Ramsès II "m'accompagne" lorsque je me rends en Egypte... Merci à eux deux, et à tous les autres qui se penchent sur ma petite vie de terrienne...

Il est 5h45, et, pour l'heure, je ne frissonne pas car le métro est plutôt désert. Je pars. Pour l'Himalaya. Pour le Sikkim. Si ce voyage nous conduit vers la plaine du Gange et le Sikkim, je sens bien que la seconde partie représente l'essentiel de mon voyage. J'ai longtemps hésité entre l'Egypte et l'Inde. Finalement, je crois que cette aventure me mènera à la fois en Inde et en Egypte. Il n'est pas nécessaire de se rendre physiquement dans un lieu pour y vivre des expériences, pour en ressentir les vibrations ni pour en lire les mémoires. L'âme a cet avantage sur le corps et sur la conscience ordinaire qu'elle ne s'impose aucune limite de temps ni d'espace. Elle passe d'un espace-temps à l'autre, d'un pays à l'autre extrémité de la planète, du système solaire et des autres galaxies en une fraction de milliseconde (s'il fallait donner un point de repère).

Mon corps est dans le métro. Quant à mon âme, que me prépare-t-elle pour ce voyage vers les plus hauts sommets de l'univers ? Le Kangchenjunga, sommet principal du Sikkim, caresse le ciel à 8586 mètres. Point culminant de l'Inde, ce sommet est le troisième plus haut du monde, après l'Everest (8844 mètres, frontière tibéto-népalaise) et le K2 (8611 mètres, frontière sino-pakistanaise). Si le Sagarmatha (nom népalais de l'Everest) signifie le "front du ciel" en sanskrit, et "la déesse de l'univers" en tibétain, le Kangchenjunga évoque les "cinq trésors de la neige", car il regroupe cinq sommets. Lors du trek du "Sanctuaire des Annapurnas", au Népal, nous avions tourné autour du Machapuchare. Je m'étais longuement et avec délice imprégnée de son énergie. La simple évocation visuelle de ce sommet, durant de longs mois après mon retour en France, me permettait d'en retrouver l'énergie et la puissance. Pour moi, mais aussi pour la transmettre à ceux de mon entourage qui le désiraient (et surtout qui considéraient cette transmission possible). Cette fois, nous allions côtoyer les "cinq trésors de la neige" à maintes reprises.

Photo N°2 : où mes pieds (et mes pas) me conduiront-ils cette fois ? Depuis 2001, année de mon voyage au Népal (j'allais dire de mon premier voyage au Népal), chaque périple est initiatique. Depuis que je ressens l'énergie des lieux et des êtres, des plantes et des pierres. Je ne vois plus seulement, "j'entends" les paroles des murs et des personnages qui ont fréquenté ces lieux, et je "ressens" leurs émotions. Alors mieux vaut avoir de bonnes chaussures (n'est-ce pas Joëlle ?) pour aller à la rencontre de tous ces lieux et personnages.

Depuis 2001, je suis souvent repartie vers les sommets himalayens. J'ai eu le plaisir de découvrir le Népal en 2001, le Ladakh en 2004, le Kinnaur-Spiti en 2006 et, donc, le Sikkim en 2007. Chacun de ces voyages m'a aidée à élever mon énergie, et, je l'espère, ma conscience. J'ai retrouvé, à l'occasion de chacun d'entre eux, des mémoires, des lieux, des personnages de mes vies passées. Ce voyage vers la plaine du Gange et le Sikkim, je le prépare activement depuis près de deux mois. Dans une ambiance de travail et de réflexion sur les fausses croyances, les faux symboles, les faux-maîtres et les contre-vérités sur certains personnages et certaines tranches d'Histoire. En un mot, sur les manipulations en tous genres subies (ou acceptées) par la gente humaine à travers le temps. Vaste sujet, s'il en est, mais je sens bien depuis longtemps (depuis toujours ?) qu'un certain nombre de vérités ne sonne pas juste. Ce n'est que le 16 août, un jour personnel 5, sous le signe de la libération intérieure, du changement et d'un grand mouvement vers la liberté d'expression (j'allais dire sursaut), que je compris la destination de l'année 2007 : le Sikkim, la suite de mon "pélerinage" sur les traces de Padmasambhava.

Photo N°3 : un nouveau clin d'oeil pour Joëlle. "Pour bien voyager, ménage ta monture, et ton pauvre dos qui porte déjà toutes les misères du monde". (Pas le tien spécialement, Joëlle, ceci est un message pour tous). Bizarre, non, cet exemplaire des Echos, alors que je pars en quête d'essentiel, de transparence, de vérité, de paix et de compassion ??? C'est un cadeau au Salon de la Photo, où j'ai quasiment passé le week-end (merci à Chasseur d'Images, mon magazine photo favori et à ses entrées gratuites). L'autre cadeau du salon est dans mon sac (pas celui-là, l'autre) : un réflex numérique, pour me faire plaisir, parce que la vie sur terre ne devrait être que plaisir des yeux, des sens de l'âme. Eh, non, je ne me suis pas noyée dans le Gange, donc personne ne va hériter du réflex pour l'instant !!! Qu'on se le dise !!!

L'époque actuelle est délicate, car nous sommes les figurants d'une partie d'échec planétaire. Les blancs contre les noirs, avec un roi, une reine et une ribambelle de pions dans chaque camp. Beaucoup ignorent encore leur rôle, et le camp auquel ils appartiennent. Dans cette partie là, il n'y a aucune alternative : les blancs doivent l'emporter, sinon... Ce sera chose faite si chacun se sent responsable de sa vie, de ses échecs, de ses difficultés, si chacun tente de se reconnecter à son être intérieur, si chacun oeuvre au discernement et au décryptage des événements. Mais le message de mes chers guides était sans appel : "tu dois croire en l'avenir, toujours. Pour reconstruire c'est une condition essentielle". Vaste programme. Le calendrier Maya se termine fin 2012. Et après ???

 

Métro jusqu'à Montparnasse. 6h30, le bus m'emmène vers Roissy. 8h15, je découvre les premiers membres du groupe : Kevin, Laurence, Dominique, Henri, Jean-Paul, Joëlle. Puis Karine. Patricia et Françoise viennent de me téléphoner. Elles auront un tout petit peu de retard. Mais elles seront à l'heure, comme nous tous. Déjà, le courage, la volonté, la détermination émanent de ce groupe. Les signes ne trompent jamais. Nous décollons, pile à l'heure. Encore un indice. Mes premières réflexions portent sur la liberté d'expression. Celle que nous avons perdue au fil du temps, malgré ces apparences de pseudo-démocratie. A Vienne, Françoise et moi nous penchons sur les chemins de vie et les années personnelles des membres du groupe, lorsque nous consultons la feuille mentionnant les dates de naissance. Deux chemins de vie 3, deux 7, deux 8, un chemin de vie 1, un 6, un 9. Quant aux années personnelles, il y a trois 8, deux 5, deux 1, un 22 et un 9. La prédominance du 8 nous donnera l'énergie nécessaire à notre mission collective.

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New : mon camino portugais!

Lorsqu'en mai 2012, j'ai entamé au Puy-en-Velay mon itinéraire jacquaire, j'étais loin d'imaginer succomber à la magie de ces voies légendaires. Et repartir sur la Via Lusitana moins de six mois après mon arrivée à Saint Jacques de Compostelle. De Lisbonne, je me suis lancée le 20 avril 2013 sur le "caminho portugues". S'il souffre parfois de longues portions de routes asphaltées et dangereuses, ce chemin n'en demeure pas moins fondamental...pour l'Histoire de l'humanité !

Pour tout savoir sur cette Via Lusitana, cliquez sur COMPOSTELLE 2013

Et bien sûr,  la rubrique Via Podiensis et Camino Francés, cliquez sur COMPOSTELLE 2012

Compostelle 2012

1600 kilomètres ! Partie du Puy en Velay le 5 mai 2012, j'ai marché jusqu'à Saint Jacques de Compostelle en 4 fois : 11 jours en mai, 13 en juin, 11 en août et 33 en septembre-octobre. Après une journée de repos à Saint Jacques de Compostelle, j'ai atteint l'objectif que je m'étais fixé en ralliant Fisterra, la fin des terres galiciennes, tournée vers l'Amérique, les pieds dans l'Océan. De belles rencontres chaleureuses, des encouragements mutuels, le respect de la nature et d'autrui, l'entraide de tous les instants, entre pèlerins et autour des pèlerins, cheminement intérieur et spirituel ont jalonné cette merveilleuse aventure humaine. J'ai salué Saint Jacques dans sa dernière demeure le 22 octobre 2012 sur le Champ des Etoiles, après avoir fêté mes cinquante ans au sommet d'O Cebreiro, et noyé mon regard dans l'azur de l'atlantique le 26 octobre avant, pour la première fois depuis le départ, de rebrousser chemin pour redescendre du phare de la fin des terres ! Pour accéder à la liste à jour des articles publiés, et au détail des articles sur Compostelle 2012, Via Podiensis et Camino Francés, CLIQUEZ ICI

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