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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 11:22

Bonjour à toutes et à tous,

Vous le savez désormais, vous qui visitez ou avez déjà parcouru les articles de ce blog, j'ai vécu l'expérience il y a quelques années de la maladie que l'on qualifie généralement de "grave". J'ai tiré de cette période de ma vie nombre d'enseignements précieux, et je souhaite communiquer au plus grand nombre les réflexions, apprentissages, découvertes engendrés par ces années de ma vie. Si douloureuses, et si riches à la fois. 

Pour comprendre le sens de cette "sortie de route", j'ai dévoré de nombreux ouvrages, exploré diverses disciplines thérapeutiques, expérimenté plusieurs d'entre elles, assisté à des conférences variées. Je vous raconterai progressivement ce que j'ai appris, dans mon roman "La Patiente", bien sûr, mais aussi dans les différentes rubriques de ce blog.

Les sages et les philosophes des quatre coins du monde ont inspiré ma quête de sens. Il me plaît souvent de me laisser guider par mon intuition et d'ouvrir un livre à n'importe quelle page. Sauf que c'est justement à cette page là que le livre s'est ouvert, et non une autre. Tout a un sens. Aujourd'hui, j'ai ouvert un petit livre de Maximes et Pensées de Confucius à la page 77 (d'André Silvaire, aux Editions du Rocher), et je vous en livre la teneur. Bonne méditation...

"Les facultés de l'homme souverainement parfait sont si puissantes qu'il peut, par leur moyen, prévoir les choses à venir. L'élévation des familles royales s'annonce assurément aussi par d'heureux présages ; la chute des dynasties s'annonce assurément aussi par de funestes présages ; ces présages heureux ou funestes se manifestent dans la grande herbe nommée chi, sur le dos de la tortue, et excitent en elle de tels mouvements qu'ils font frissonner ses quatre membres. Quand des événements heureux ou malheureux sont prochains, l'homme souverainement parfait prévoit avec certitude s'ils seront heureux ; il prévoit également avec certitude s'ils seront malheureux ; c'est pourquoi l'homme souverainement parfait ressemble aux intelligences surnaturelles".

Tout a un sens. Et les dates des événements, leur importance et leur signification. Votre mariage prendra une tournure différente selon que vous aurez épousé votre conjoint un 17 juillet 1975 ou un 11 août de la même année. A chaque jour correspond une vibration particulière, qui favorisera ou non certains de nos actes. Ou, pour le moins, les marquera de connotations et de couleurs variables. Nous y reviendrons ultérieurement. N'hésitez pas à laisser des commentaires ou à me poser des questions à l'adresse suivante : leblogdelapatiente@yahoo.fr

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 19:01

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Je vous remercie de vos visites, de vos encouragements pour ce blog et de votre soutien pour l'édition d'une version papier de mon roman en ligne "La Patiente". Je vous proposerai bientôt de nouvelles rubriques sur le thème fédérateur de ce blog, le voyage et la découverte du monde extérieur et du monde intérieur. Merci à tous ceux qui apprécient le contenu de ce blog d'en communiquer l'existence à leur entourage. La conception d'un blog et son alimentation fréquente en nouveaux articles requièrent de nombreuses heures de travail. Donc, plus ces articles ont de lecteurs, plus l'initiative en vaut la peine.

Je vous propose aujourd'hui un cadre réalisé pour les 50 ans de ma marraine. Elle a choisi pour l'entrée de sa maison une tapisserie ivoire, et un carrelage de même couleur contenant des filaments ocre et marron. Connaître la destination de ce tableau m'a permis d'en déterminer avec précision sujets, couleurs et format. Voici le résultat :

 

 

 

 

Photo N°1 : pour cette réalisation, je me suis inspirée d'une suggestion d'habillage du passe-partout décrite dans le numéro 56 du magazine Idées de Cadres (février-mars 2007). Dans la rubrique Astuces, Josiane Poncin y explique comment réutiliser des restes de papiers en les assemblant côte à côte sur un passe-partout, par exemple.

 

 

 

 

Photo N°2 : Cette technique est simple à mettre en oeuvre, et autorise toute la créativité dont on est capable. Il faut simplement s'armer d'un peu de patience, surtout pour un cadre de cette dimension (80 cms x 37 cms).

 

 

 

 

Photos N°3 et 4 : J'aime marier les couleurs. Il ne s'agit pas là de restes de papiers, mais de feuilles spécialement choisies pour ces trois cartes africaines. J'ai employé ces quatre papiers pour les sous-cartes et le passe-partout.

 

 

 

 

Photo N°5 : J'ai superposé trois sous-cartes habillées de couleurs dégradées, du plus clair au plus foncé. Les sous-cartes sont séparées par des cartons de 3mm faisant office de réhausses. Ces dernières confèrent plus de profondeur à l'ensemble. Un biseau anglais borde chacune des des trois cartes africaines, habillé du même papier ivoire à motifs blancs que le premier passe-partout.

 

 

 

 

 Photo N°6 :un second biseau anglais sépare le premier passe-partout du second, habillé de petites bandes de papiers juxtaposées. Pour l'habillage de ce deuxième biseau anglais, comme pour celui des baguettes, achetées à l'état brut, j'ai opté pour un papier cuir ou skyvertex marron avec de petites touches d'ocre, rajoutant ainsi à l'élégance de l'ensemble. En outre, il est très agréable et aisé d'utiliser du papier skyvertex pour recouvrir baguettes, biseaux et cartonnettes.

 

 

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 17:39

 

Chapitre 1 : "Le petit prince d'Angkor, page 4"

 

 

 

 

Photo : Le temple de Banteay Srei, l'un des fleurons de l'architecture angkorienne, baptisé "La citadelle des femmes". Sculpté dans du grès rose, il change de teinte avec les mouvements du soleil. Avec ses sculptures finement sciselées, ce temple çivaïte doit son nom à ses petites dimensions et aux personnages féminins qui ornent ses murs.

 

 

Certes, d'autres civilisations aussi avancées et structurées furent, elles aussi, balayées brutalement de la surface du globe sans que l'on n'ait jamais parfaitement cerné les raisons de leurs disparitions. Il en allait de même des cités mayas sises sur les territoires guatémaltèque et mexicain, des merveilleuses capitales de l'Egypte de la Haute-Antiquité, et, plus avant, de l'Atlantide ou de la Lémurie. Comment, après ces siècles de survol spirituel, artistique et culturel de la région n'avais-tu pas, toi, mon fils khmer, comme tes compatriotes, la capacité d'assurer une vie décente à ta famille ?

 

« Puis-je vous demander si vous savez où loger ce soir ? ». Je n'en savais fichtre rien. Je me rendais à Angkor pour la première fois. J'avais décidé de me laisser porter par les rencontres, les opportunités, les expériences. Et les signes aussi. Je me fiais à mon intuition. Je vivais l'instant présent. Je me délectais de chaque sensation, de chaque découverte. Le voyage s'était solidement implanté au coeur de ma vie depuis près de vingt ans. Je me sentais chez moi sur les cinq continents. Avec une prédilection pour l'Asie et pour l'Amérique Latine.

 

« Dans ce cas, je vous recommande l'une des Guest-houses les moins chères de Siem Reap. De construction récente, elle bénéficie d'un emplacement privilégié en face du Royal Hôtel, au bord de la rivière ». « L'une des adresses les plus économiques de la ville ? Pourquoi imaginait-il que... ? » Il est vrai que je pénétrais au Cambodge par la route, comme ces voyageurs qui n'hésitent pas à passer douze heures dans des bus au confort parfois sommaires, quand ils sont en état de marche ! Et ce, pour mieux se fondre dans la population locale, pour mieux comprendre leurs conditions de vie et de transport. Pour voyager plus longtemps également, tellement les tarifs des transports locaux semblent dérisoires pour nos portefeuilles occidentaux. Douze heures de bus pour cinq dollars.

 

Oui, je correspondais au profil de ces backpackers, sensibles à l'argument financier. « Je vous propose seulement de venir voir. Si cela ne vous plaît pas, vous pourrez chercher librement une autre guest-house ». Rattha avait déjà compris que je tenais à cette liberté pour laquelle j'avais tant lutté. A cette liberté de choix, d'action, de parole, de pensée, à laquelle ce voyage en solitaire conférait un parfum d'absolu. Je me sentais libre. Intouchable. Guérie. Ou presque.

 

 

 

Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le mercredi 16 mai 2007
 
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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 11:00

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd'hui, je fais d'une pierre deux coups. Je consacre toujours beaucoup de temps à l'optimisation de mon blog, et je veux y ajouter une rubrique pour me présenter. Alors quoi de mieux qu'une page de scrap qui parle de mes centres d'intérêts, que dis-je, de mes passions. Car, en un mot comme en cent, je suis, oserais-je le dire, une passionnée ! Pas de demi-mesure, quand j'aime, je ne compte plus... le temps et l'énergie que je consacre à mes activités. Résultat : des nuits écourtées, car lorsque je découvre une nouvelle activité, je n'en abandonne pas pour autant... les anciennes.

J'ai choisi pour cette page une photo de mon premier voyage en Egypte, en octobre 2003. Elle a été prise devant le temple de Nefertari, dédié à la grande épouse royale du même nom tant aimée du pharaon Ramsès II. Ce temple jouxte celui dédié au pharaon, au bord du Nil, à Abou Simbel. Grâce à l'égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt et au soutien de la communauté internationale, ces temples furent sauvés des eaux lors de l'engloutissement de l'ancienne Nubie pour la construction du barrage d'Assouan. Les deux édifices d'Abou Simbel furent reconstruits à 200m de leur emplacement initial. Ce gigantesque chantier a ainsi permis de préserver ces joyaux de l'architecture de l'Egypte de la Haute Antiquité.

 

Photo N°1 : Ecriture, voyages, photo, ésotérisme, encadrement d'art, cartonnage, communication, nouveaux médias, généalogie, aventure, quête de sens, essentiel, sport, scrapbooking... voilà de quoi occuper mes journées et mes soirées !

 

Photo N°2 : Chaque mot est écrit dans une police différente. J'ai choisi Aragones pour le mot Photo, Moneta pour le mot Esotérisme, Basic Font pour le mot Aventure, Anticlimax pour Généalogie, NonStop pour Nouveaux Médias, Amadeus pour Communication, Algerian pour Encadrement d'Art, Curly Ribbons pour Ecriture, Bite Me pour Cartonnage, Opium pour Quête de Sens, Macabra pour Essentiel, Alphamouse pour Sport.

 

 

 

 

Photos N°3, 4 et 5 : quant à la police utilisée pour écrire le mot scrapbooking... je ne parviens plus à mettre la main dessus, ni la souris d'ailleurs. Alors, comme il est déjà 1h du matin, je vous livre un gros plan sur le mot et je vous invite à faire comme moi : allez rechercher sur Megafonts. Bonne quête...

 

 

Photos N° 6 et 7 : pour conclure, il m'a semblé intéressant de réutiliser pour chaque lettre des mots "passionnée de", l'une des polices employées pour l'énoncé de mes passions. A vous de juger, et de me laisser un petit commentaire...

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 16:22

 

Chapitre 1 : "Le petit prince d'Angkor, page 3"

 

 

Photo : une chaussée de géants longue de 100 mètres conduit à la porte sud d'Angkor Thom, la ville aux douze kilomètres de murailles et aux cinq portes d'accès. Angkor Thom est l'oeuvre de Jayavarman VII, considéré comme le plus prestigieux monarque qu'ait connu le Cambodge, mais dont les impressionnants projets de construction ont laissé le peuple exangue.

 

Tu avais vite compris que la profession de réparateur de mobylettes ne suffirait pas à nourrir ta famille. Tu avais alors passé neuf mois à répondre aux clients d'un opérateur de téléphonie mobile fraîchement implanté dans ton Kampuchéa natal. Pour quatre-vingt dollars mensuels. Le comble, c'est que tu n'avais jamais eu les moyens de t'offrir un téléphone cellulaire. A vingt-trois centimes la minute, ton maigre salaire aurait été englouti en moins d'une heure et trente minutes de communications. Et puis, tu aimais trop le grand air et tes rizières pour sacrifier ta jeunesse dans un tout petit mètre carré, avec pour seul horizon une liste de phrases sur un écran d'ordinateur.

 

Là encore, tes gains mensuels s'avéraient insuffisants. La subsistance des tiens requérait un minimum de cinquante dollars chaque mois. Il te fallait, en outre, subvenir à tes propres besoins : pour gagner un peu d'argent, tu avais du quitter ton village natal pour t'installer à la ville. Certes, seuls trente kilomètres séparaient Siem Reap de ton Mother's Land. Tu qualifiais ainsi ton village, avec l'once de nostalgie d'un adolescent séparé des siens dès l'âge de seize ans. La survie de toute ta famille en dépendait. Parcourir ces trente kilomètres demandait plus d'une heure de mobylette sur une piste cahoteuse et inconfortable. Encore fallait-il disposer d'un tel véhicule. Pour les autres, restaient le vélo, les bus ou les camions. Et toi, tu n'avais évidemment pas les moyens d'acheter une mobylette.

 

Ton oncle et ta tante t'hébergeaient dans leur maison pour le moins exiguë. Avec les trente dollars que tu t'accordais, tu devais te nourrir, t'habiller et économiser pour financer tes cours d'anglais dans une école privée. Pour toi et les jeunes de ta génération, le salut venait de la maîtrise d'une langue étrangère. L'anglais, en premier lieu. Et, si possible, le japonais. Ton pays dépendait de l'aide internationale. Il ne possédait ni industries, ni ressources naturelles. Ou si peu. Ton peuple comptait sur le développement de l'industrie touristique pour engranger les subsides nécessaires à son quotidien. On parlait là de survie, de l'essentiel. Pour toi. Pour ta famille. Pour ton peuple.

 

Votre seul salut résidait dans la pratique courante de la langue de vos visiteurs. De ces hordes de touristes qui venaient admirer le vestiges de votre grandeur d'antan. Comment vos ancêtres, après avoir érigé, entre le huitième et le treizième siècles, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire de l'Humanité avaient-ils pu conduire progressivement leurs descendants à cette décadence, à cette pauvreté extrême, à cette triste période de répression, de terreur, de famine et d'extermination d'un cinquième de votre nation ?

 

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 18:22

 

Tashi Delek,

 

Et voici la suite de la conférence tenue hier dimanche 6 mai 2007 par le 12e Gyalwang Drukpa au centre bouddhique de Plouray, dans le Morbihan.

 

"C'est une mission urgente pour chacun d'entre nous, dorénavant, que de comprendre la valeur de la vie humaine. Certains d'entre vous dans cette assistance sont peut-être chrétiens, catholiques, musulmans, juifs. Au delà de vos religions respectives, l'heure est à la recherche de solutions nouvelles. Depuis tout ce temps, au regard de l'état actuel du monde et de la nature humaine, les religions n'ont peut-être pas rempli leur office. Ce ne sont pas tant les religions qui s'avèrent criticables, que ce qui est dit et fait au nom de ces dernières, que le comportement et les prises de position des personnages qui s'en revendiquent.

 

Les religions existent depuis des milliers d'années. Et jusqu'à présent, elles n'ont sans doute pas fait un si bon travail que cela. Nous devrions tous, en tant qu'êtres humains, nous concentrer afin de trouver d'autres solutions. Il en va de même pour certains médicaments : ils ont été l'objet de recherches approfondies, ils sont très chers, mais ils ne fonctionnent pas pour certains d'entre vous. Alors ne perdez pas votre énergie à les critiquer, tout comme les religions. Recherchez d'autres voies, au lieu de vous attacher aux étiquettes de chacune d'entre elles. Quel est le sens de votre vie ? Quelle est la valeur de votre existence ? De celle d'autrui ? Quels sont les aspects positifs de votre vie ? De celle d'autrui ?

 

On ne voit en général que ce qui va mal. Cela contribue à établir et entretenir un état de terreur. Cela engendre la tristesse, la colère. Notre esprit est affecté de nombreuses perturbations, de sentiments négatifs. Il n'y a plus de place pour le bonheur. A force de penser que tout va mal, tout finit par aller mal. Nous devrions nous évertuer à créer le bonheur dans notre vie, à rechercher des sources de bonheur. Ce qui est source de bonheur et illumine notre existence, nous rend heureux et devient source d'inspiration. Nous devons développer notre force intérieure, mais aussi nous entourer de sources extérieures d'inspiration.

 

Je voudrais aborder un dernier point. Le développement matériel est nécessaire, mais il doit être apprécié au regard du développement spirituel. Nous avons connu ces dernières décennies un développement matériel très important. Et pourtant, la situation ne cesse de s'aggraver. Le développement matériel est nécessaire, mais il convient de l'apprécier à sa juste valeur, à travers notre force intérieure et notre évolution spirituelle. Sinon, l'amélioration matérielle n'apporte guère à l'être humain et à la collectivité. A l'inverse, progresser spirituellement sans un pendant sur le plan matériel s'avère également délicat, sauf à être doté d'une force intérieure très élevée. Tout a un sens. Si vous cherchez à améliorer votre existence et celles de vos proches, parents, enfants, conjoints, vous devez le faire en harmonie avec votre évolution spirituelle. Vous devez apprécier votre vie à sa juste valeur. Je ne dis pas pour autant qu'il faut avoir une grande foi en Dieu, Bouddha, Allah ou d'autres divinités. Par spiritualité, j'entends qu'il importe de comprendre au fond de notre coeur le sens de notre existence, d'avoir un profond sentiment d'appréciation de ces qualités.

 

Nous avons besoin tant du  matériel que du spirituel. En même temps. Ces dernières années, nous avons assisté à une accélération de la création et de la mise en marché de nombreuses technologies nouvelles. Parallèlement, nous ne nous sommes que très peu développés spirituellement. Il y a souvent eu opposition entre les aspects matériel et spirituel de notre vie. Progresser spirituellement excluait la possibilité d'avoir de l'argent, une famille, de se marier, d'avoir des enfants. A l'inverse, progresser matériellement interdisait, aux dires des pouvoirs religieux, l'accès à la spiritualité. Résultat : nombreux sont ceux qui pensent qu'il est impossible de concilier développement matériel et spiritualité. D'où des situations complètement paralysées, et de grandes souffrances dans la société. Face à ce constat, certains parents ne veulent plus la moindre éducation religieuse pour leurs enfants. Dissocier spirituel et matériel n'est pas sain. Essayons de réfléchir à tout cela. "

 

 

 

Photo N°2 : Depuis le 7e siècle et lors des 250 ans qui suivirent, les rois tibétains entreprirent un travail de transformation culturelle en s'ouvrant aux savoirs des grandes civilisation d'Asie. Ce processus atteint son apogée dans les années 790, où l'empereur Trisong Detsen, avec l'aide de l'initié indien Padmasambhava, fit ériger le premier monastère bouddhique, y fit transférer l'université bouddhique indienne et commença à y faire rassembler toutes les connaissances détenues en Asie. Communément désigné sous le nom de Guru Rimpoche, l'esprit du maître indien est celui de l'esprit réalisé de tous les Bouddhas et de tous les maîtres spirituels.

 

 

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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 20:42

Bonjour à toutes et à tous,

 

Tashi Delek,

 

J'inaugure, en ce soir de l'élection du nouveau président de la République, une nouvelle rubrique intitulée Paroles des sages du monde. Celle-ci aura pour vocation de nous faire réfléchir sur les paroles, suggestions, considérations des sages des cinq continents à travers le temps. D'engendrer des débats, par commentaires interposés. L'occasion m'en fut donnée cet après-midi lors de la conférence publique dispensée, au centre bouddhiste Drukpa de Plouray (56), par le maître de la lignée Sa Sainteté le douzième Gyalwang Drukpa en personne.

 

Je me permets de restituer une partie de son allocution, sans le moindre commentaire. Puissent ces mots participer de votre réflexion sur le sens de la vie, sur les décisions, les paroles et les actes, individuels et collectifs.

 

Je ne m'autorise pas à diffuser une photo de notre conférencier, mais je vous invite à consulter le site web du centre Drukpa de Plouray pour toutes informations complémentaires.

 

 

 

Photo N°1 : Dans le stupa de Plouray, la statue de Padmasambhava, maître à penser indien, initiateur des rois du Tibet et inspirateur du bouddhisme tibétain

 

"Nous manquons généralement d'amour bienveillant. Nous ne comprenons pas vraiment que nous sommes tous frères et soeurs. Ou alors, seulement au niveau intellectuel. Même au sein des familles, la situation dégénère de plus en plus. La notion de famille est de moins en moins à l'ordre du jour. Les enfants n'ont plus de respect envers leurs parents. Et réciproquement.

 

Cette valeur du respect de la nature humaine diminue. Y compris à l'égard de nous-mêmes. Si nous n'améliorons pas notre façon de penser, nous atteindrons un point de non-retour. Les rapports entre les hommes sont de plus en plus froids, emprunts de toujours plus de malveillance, de terreur, de terrorisme...

 

Je pense continuellement, et j'en suis profondément convaincu, que nous devons opérer une révolution de notre façon de penser. Nous comprenons de moins en moins quelle est notre valeur véritable. Comment pouvons-nous alors envisager quoi que ce soit de la valeur d'autrui ? En prenant conscience de la valeur de notre propre existence, nous pouvons améliorer notre amour bienveillant et notre compassion.

 

Prenons l'exemple du terrorisme. Il y a une dizaine d'années, lorsque je prenais l'avion, je pouvais observer que la nature des relations avec les services de sécurité dans les aéroports était bien différente de celle que nous constatons aujourd'hui. Ceux qui oubliaient leur bagage dans l'aéroport ne subissaient pas les assauts d'aujourd'hui. Il est vrai que dans le contexte actuel, où des êtres humains sont prêts à se faire exploser avec la bombe qu'ils destinent à leurs victimes, les services de sécurité sont sur les dents.

 

Les terroristes actuels n'ont même plus la conscience de la valeur de leur propre vie sur terre. Auparavant, ceux qui envisageaient d'attenter à la vie d'autrui cherchaient à préserver leur propre existence. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Cela indique que la situation est en train de dégénérer davantage. Indéniablement. Nous avons besoin de retrouver la source, la racine de ces valeurs.

 

La plupart des terroristes prennent les religions pour prétexte. Or la mission des religions n'est-elle pas d'aider les êtres humains à comprendre la valeur de leurs vies ? C'est la chose principale que les gens devraient apprendre. Les religions et leurs représentants ne devraient pas agir dans le sens inverse, en causant la terreur, en conduisant à la propagation de la terreur et au terrorisme. Prendre conscience de notre "précieuse existence humaine" constitue l'enseignement principal du bouddhisme.

 

L'idée ne consiste pas à nuire aux autres, à détruire au nom d'une religion ou d'un quelconque courant de pensée. Je ne sais pas pourquoi certains reçoivent des messages inverses. Les êtres humains sont en train de devenir pires que les animaux. Ces derniers ne sont pas très dangereux en comparaison des êtres humains. D'une manière générale, nous pourrions penser que les hommes sont plus intelligents, bons, capables, etc, que les animaux, mais la situation dégénère. Il semblerait que les animaux montent dans la hiérarchie des êtres vivants, alors que les humains descendent. Les habitants de la planète sont en train de créer une situation dangereuse. A l'heure actuelle, un seul être humain peut appuyer sur un bouton et pulvériser la terre. Les animaux, eux, n'ont pas cette capacité de destruction."

 

 

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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 09:00

Bonjour à toutes et à tous,

La mise en ligne, le 1er mai, des premières pages de mon roman en ligne intitulé La Patiente a rendu mes journées très longues et mes nuits très courtes. Mais je suis très heureuse de cette initiative. J'espère que vous le serez aussi en me lisant. Merci à ceux qui ont déjà parcouru le début de mon roman, et à ceux qui ont décidé de soutenir mon projet en s'engageant à acheter un ou plusieurs exemplaires de la version sur papier de mon livre. Cette expérience est pour moi très riche d'enseignements.

J'apprends en marchant, car je ne connaissais pas grand chose sur l'art de construire et d'animer un blog. On ne s'imagine pas le travail nécessaire : imaginer la structure du blog, le contenu et la circulation entre les pages, permettre au visiteur de se repérer facilement, gérer les commentaires, les questions, les souscriptions. S'arracher les cheveux avec les difficultés techniques. Ne pas oublier de remercier chacun pour sa visite et son soutien. Préparer les prochains articles, tout en veillant à une régularité qui fidélisera le lecteur. Référencer son blog sur les moteurs de recherche et les annuaires, informer ses contacts, proposer un échange de liens aux bloggeuses et aux bloggeurs de France et de Navarre. En bref, tenter de se faire connaître. Mais tout cela est palpitant. J'aime apprendre.

Aujourd'hui, je vous propose l'une de mes premières pages de scrap... terminée. J'ai choisi pour cette page une technique bien connue des encadreuses, le biseau perroquet. Le numéro 6 (septembre-octobre 2005) du magazine Histoires de Pages expliquait à ses lecteurs comment procéder. A vous de juger, avec cette page des enfants du Cap Vert (Cabo Verde) intitulée "L'enfance moins l'insouciance"...

Photo N°1 : Le Cap Vert, composé de ses dix îles au visage si différent, fut l'un des points de départ du commerce triangulaire. Pays aride s'il en est, il ne survit que grâce à ses émigrés qui aident considérablement ceux qui sont restés au pays.

 

 Photo N°2 : "Suis-je libre ou esclave, de la pauvreté, de l'économie, de la mondialisation, de l'argent que je n'ai pas ?".

Photo N°3 : Cabo Verde, le pays de Cesaria Evore, Teofilo Chantre, Bau, Bius, Tcheka... Sao Vicente, l'île de la musique, et sa capitale, Mindelo, vibrent sous les sons lancinants de la morna...Les musiciens, y compris les plus célèbres, se produisent dans les cafés. Comme si Johnny Haliday, Céline Dion ou Charles Aznavour se produisaient au café du coin !

Photo N°4 : Des fleurs pour saluer une nature aussi aride. Sur des kilomètres, l'on peut, justement, ne pas voir ni arbres, ni fleurs. La vie humaine est un combat quotidien.

 

 

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 07:22

 

Chapitre 1 : "Le petit prince d'Angkor" - Page 2

 

 

 Photo : Rattha et sa fratrie

Tu m'avais accueillie, à la frontière de ce grand pays rival de ton peuple. Les guerriers du Siam de jadis avaient maintes fois combattu tes ancêtres. La frénésie économique et financière thaïlandaise résonnait comme une insulte à l'extrême pauvreté de tes compatriotes. Ton sourire n'avait d'égal que l'appât du gain qui sévissait en maître de l'autre côté de la frontière. Les tiens avaient terriblement souffert de ces longues années de guerre, puis, de ce terrible génocide qu'un dictateur fou avait osé imposer à son peuple. Pas une famille qui n'ait subi la famine, la torture, la déportation, l'exécution d'au moins l'un de ses membres. En quatre ans, le peuple khmer avait déploré la perte d'un million de ses congénères. Les Khmers Rouges, sous la conduite de leur leader Pol Pot, avaient assassiné un cinquième de leurs frères entre 1975 et 1979. Au-delà de cette immense douleur, le sourire, la gentillesse, la générosité, la tolérance et l'hospitalité de ton peuple demeuraient intacts. Les Khmers Rouges n'avaient pu cependant atteindre ce que vous possédiez de plus précieux : votre dignité et votre courage.

 
J'arrivais de Bangkok dans l'un de ces mini-bus express destinés aux touristes. Véhicule neuf, air climatisé, voies de circulation fraîchement enrobées. Avec quelques touristes, je venais de franchir, à pied, la frontière thaïlandaise, croulant sous le poids de mes deux sacs à dos. Tu m'avais demandé, timidement, de t'écouter quelques instants. Tu m'avais alors expliqué que, pour nourrir ta famille, tu avais cessé de fréquenter l'école dès l'âge de seize ans. Tu en avais décidé ainsi, lorsque ta mère t'avait demandé si tu comptais poursuivre tes études. Tu étais l'aîné d'une fratrie de cinq. Ta famille était pauvre. Trop pauvre. Vous ne possédiez ni terre, ni maison. Tes parents, tes deux frères, tes deux soeurs et toi viviez chez tes grands-parents paternels. Ton père était paysan. Mais un paysan sans terre. Ta mère, quant à elle, tentait péniblement de gagner quelques riels en vendant des vêtements sur le marché de ton village natal.
 
 
L'adolescent que tu étais encore avait décidé d'abandonner une scolarité qu'il affectionnait afin de tenter de subvenir aux besoins de sa famille. A seize ans à peine, tu te sentais déjà responsable de l'avenir de tes jeunes frères et soeurs. Tu avais d'abord voulu apprendre le métier de réparateur de motos et de mobylettes. C'est là le moyen de locomotion privilégié de ton peuple. De ceux dont les revenus autorisent l'acquisition d'un moyen de locomotion. Chaque famille khmère espère un jour pouvoir acquérir, pour le moins, une bicyclette. Vous êtes les rois du deux-roues. Avec un simple vélo, vous transportez jusqu'à cinquante kilos de bois, un cochon adulte, des dizaines de poules, un monticule de poteries, de gamelles, de cuvettes. La bicyclette demeure inaccessible pour nombre de tes compatriotes. Car la plupart ne disposent pas des trente dollars incontournables, dans ce Cambodge où le salaire mensuel d'un enseignant ou d'un fonctionnaire ne dépasse guère les vingt-cinq dollars américains. Comment, dans ces conditions, acheter un vélo thaïlandais à cent vingt dollars, ou une mobylette à neuf cents dollars ?
 
 
Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le mardi 8 mai 2007
 
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 11:54

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Cette page est la première de mon roman en ligne, "La Patiente". Pour faciliter votre lecture, chaque page publiée sera numérotée dans le titre. Les numérotations des chapitres correspondent, quant à elles, à la version papier du roman. Je publie délibérément des textes courts. Ils me semblent moins fastidueux à parcourir. En bas de chaque page, vous pourrez revenir à la page précédente, revenir à la première page du roman, passer à la page suivante et accéder à la dernière page publiée en ligne. N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires (voir "ajouter un commentaire" en bas de cet article) quant à la lisibilité, la périodicité de parution, la mise en page et , bien sûr, le contenu de ce roman.

 

 

Photo : Rattha, le petit prince d'Angkor, Siem Reap, Cambodge

 

Chapitre 1 : "Le petit prince d'Angkor" - Page 1

 
Siem Reap, Cambodge, 2 juillet 2002
 
« Si Mummy ne vous convient pas, je vous appelle Mum. Cela fait plus jeune, n'est-ce pas ? ». Rattha en avait décidé ainsi. J'étais et je serais à jamais sa French Mum. Le premier jour, il m'avait timidement demandé mon prénom. Mais un cambodgien respectueux des traditions de ses ancêtres ne pouvait s'autoriser une telle familiarité avec une femme qui aurait pu être sa mère. Il avait patienté trois jours avant d'oser me demander mon âge. Tout en s'excusant de me poser cette question. Je le sentais gêné, indécis. Honteux de son audace. Et pourtant, il devait savoir. Lui avait 19 ans. Mes 39 ans ne lui laissaient aucune alternative : « je vous appellerai Mummy désormais ».
 
Nous sillonnions l'immense complexe d'Angkor. A l'arrière de sa mobylette, je pris soudain conscience de mon âge. Du fossé qui séparait notre mode de vie de celui de son peuple. Chandara et moi avions le même âge. La maman de Rattha avait donné le jour à cinq enfants. La plus jeune, Soplaktra, affichait fièrement ses dix ans. Moi, je n'en avais même pas un. Pire, concevoir un enfant nécessitait dorénavant pour moi l'intervention du corps médical. Sans la moindre garantie de succès. L'intimité bafouée. Cruelle vérité, mais j'étais en vie. Dans l'incapacité d'enfanter en faisant l'amour, tout simplement. Mais j'avais survécu. C'était sans doute le prix à payer, après quatre longues années de lutte. Je ne me doutais pas encore que ce prix-là ne serait pas le seul.
 
« I dont want you to leave me ». Nous venions de parcourir une vingtaine de kilomètres dans le silence le plus total, le coeur gros à la perspective de cette nouvelle séparation. Rattha voulait simplement restaurer l'amour qui, jadis, irradiait son coeur de prince khmer. Mes larmes se sont mêlées aux siennes. « Ne m'oubliez pas ». « Comment pourrais-je t'oublier, mon fils ? Comment pourrais-je t'oublier alors que je viens à peine de te retrouver, après tant d'années. De siècles. L'univers ne nous avais accordé que douze petits jours pour retourner, ensemble, sur ces lieux où nous aimions nous délecter des ombres et des lumières de nos demeures sacrées. Douze petits jours pour retrouver l'atmosphère de ces merveilleux édifices où notre père illuminait ses enfants de toute sa sagesse et de son immense pouvoir de création et d'illumination. Seulement douze petits jours. Peut-être ne nous reverrons-nous jamais ». Nos coeurs saignaient. Une nouvelle fois, notre séparation s'avérait douloureuse.
 
Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le jeudi 3 mai 2007
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New : mon camino portugais!

Lorsqu'en mai 2012, j'ai entamé au Puy-en-Velay mon itinéraire jacquaire, j'étais loin d'imaginer succomber à la magie de ces voies légendaires. Et repartir sur la Via Lusitana moins de six mois après mon arrivée à Saint Jacques de Compostelle. De Lisbonne, je me suis lancée le 20 avril 2013 sur le "caminho portugues". S'il souffre parfois de longues portions de routes asphaltées et dangereuses, ce chemin n'en demeure pas moins fondamental...pour l'Histoire de l'humanité !

Pour tout savoir sur cette Via Lusitana, cliquez sur COMPOSTELLE 2013

Et bien sûr,  la rubrique Via Podiensis et Camino Francés, cliquez sur COMPOSTELLE 2012

Compostelle 2012

1600 kilomètres ! Partie du Puy en Velay le 5 mai 2012, j'ai marché jusqu'à Saint Jacques de Compostelle en 4 fois : 11 jours en mai, 13 en juin, 11 en août et 33 en septembre-octobre. Après une journée de repos à Saint Jacques de Compostelle, j'ai atteint l'objectif que je m'étais fixé en ralliant Fisterra, la fin des terres galiciennes, tournée vers l'Amérique, les pieds dans l'Océan. De belles rencontres chaleureuses, des encouragements mutuels, le respect de la nature et d'autrui, l'entraide de tous les instants, entre pèlerins et autour des pèlerins, cheminement intérieur et spirituel ont jalonné cette merveilleuse aventure humaine. J'ai salué Saint Jacques dans sa dernière demeure le 22 octobre 2012 sur le Champ des Etoiles, après avoir fêté mes cinquante ans au sommet d'O Cebreiro, et noyé mon regard dans l'azur de l'atlantique le 26 octobre avant, pour la première fois depuis le départ, de rebrousser chemin pour redescendre du phare de la fin des terres ! Pour accéder à la liste à jour des articles publiés, et au détail des articles sur Compostelle 2012, Via Podiensis et Camino Francés, CLIQUEZ ICI

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