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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 18:16

Bonjour à tous,

 

Me voici de retour sur la blogosphère avec une première vidéo intitulée "La deuxième vie de Misaël". Réalisée lors du Tour du Monde de l'Enfance, elle fut tournée au Guatémala, point de départ de notre périple de quatorze mois. Ce film raconte l'histoire de Misaël, un enfant de la communauté Maya Cakchiquel, né avec une malformation congénitale qui l'empêchait de marcher, jouer comme ses petits camarades. La famille n'a pas les moyens de faire soigner l'enfant, le système public de santé non plus. Une Française est sensible au désarroi de l'enfant et de sa famille. Elle prend son cas en charge ; un médecin guatémaltèque l'opère gratuitement. Parce que ce sont des Français qui sont venus le solliciter, parce que nous sommes en 1989, le chirurgien fait de Misaël le symbole des droits de l'homme...

 

La deuxième vie de Misaël, première partie

 

 

La deuxième vie de Misaël, deuxième partie


 
 

La deuxième vie de Misaël, troisième partie


 

La deuxième vie de Misaël, quatrième partie


 

La deuxième vie de Misaël, cinquième partie


 

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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 01:03

Bonjour à toutes et à tous,

 
 
Je n'ai pas respecté notre rendez-vous ! J'espère que vous accepterez mes excuses. J'arrive avec deux jours de retard, puisque nous devions nous retrouver pour le Tour du Monde de l'Enfance le jeudi 28 juin. Mais voilà. Je ne suis pas toujours chez moi, et n'ai donc pas de connexion internet sous la main. Je vais peut-être devoir songer à une solution mobile ?
 
 
A vrai dire, j'ai fait un bref passage à la maison avant le week-end dernier, et j'ai juste eu le temps de préparer les articles jusqu'à mercredi. Pas si mal déjà étant donné le peu de temps dont je disposais. Je suis repartie samedi matin aux aurores pour un week-end de scrap avec Manuela Jamet, Gaëlle Morio et Estelle Mauve. Je vous en reparlerai très bientôt.

 

 

Photo : On connaît l'expression populaire "il n'y a pas de sot métier". Lorsque l'on voyage à travers le monde, on s'aperçoit qu'un grand nombre d'êtres humains vit de petits métiers très astucieux. Sur le marché de Chichicastenango au Guatemala, ce vieil homme est un montreur d'animaux. Il y a de fortes chances que cette cage et ce petit oiseau représentent sa seule fortune. J'aime ces gens qui rivalisent d'imagination afin de construire leur survie. Les petits métiers ont toujours été pour moi un sujet photographique passionnant. Cette photo a été prise en juillet 1991. 

 

En ce dernier jour du mois, voici un condensé de la première lettre adressée à mes parents lors de ce Tour du Monde de quatorze mois. Je suis une enfant unique, et mes parents étaient attristés à l'idée d'une aussi longue séparation. Je m'étais alors promis de leur écrire chaque semaine tout au long de ce périple. Pour leur faire partager notre aventure. Pour les aider à supporter l'absence. J'ai tenu cette promesse. Il est toujours plus difficile d'être celui qui reste sur le quai. Mais la vie est mouvement, aventure, découverte, innovation. Et partage. Celui qui part peut faire partager son aventure à ceux qui restent.
 
 
Guatemala Ciudad, le 7 juin 1991
 
 
Chers parents,
 
 
Nous sommes arrivés dimanche soir vers 19 heures, après avoir voyagé en classe affaires pour le prix d'un vol charter ! Après une escale à Miami, juste le temps d'effectuer les formalités d'immigration temporaire avant de sauter dans le deuxième avion, nous sommes arrivés ici sans encombre, et n'avons même pas eu à affronter les difficultés promises par les compagnies aériennes. En effet, celles-ci nous avaient prédit que nous serions refoulés dès l'entrée au Guatemala parce que nous ne pouvions justifier d'un billet d'avion pour rentrer en France ! Et pour cause, nous devions traverser la frontière suivante à vélo ou par des moyens de transport locaux !
Nous avons récupéré nos « bicicletas » sans devoir nous acquitter d'une surtaxe pour l'excédent de poids. L'hôtesse a fermé les yeux sur nos 50 kilos de bagages, emballée par notre projet. Nous avons installé nos sacoches et tout notre attirail sur nos deux-roues, sous le regard curieux et amusé des policiers et douaniers de l'aéroport.
 
 
Nous avons ensuite pris le chemin du centre-ville, en quête d'un hôtel. Il était pour nous, heure française, 4 heures du matin. Pour la première nuit, nous nous sommes offert un hôtel à quarante dollars, mais, ensuite, restriction budgétaire oblige, nous en avons trouvé un autre à 26 quetzales la nuit (soit environ 30 francs, un peu moins de 5 euros). Pour vous donner une idée du coût de la vie, un petit déjeuner coûte 6-7 quetzales, un repas 8-10 Q., une visite chez un médecin spécialiste, 30 Q.. Pour convertir le quetzal en franc, multipliez par 6 et divisez par 5. Les salaires oscillent entre 750 Q. mensuels pour un jardinier à 2000 Q. pour un professeur.
 
 
Nous partons pour une semaine vers Antigua, Chimaltenango puis le lac Atitlan (l'un des plus beaux au monde, paraît-il, autour duquel se sont implantés de nombreux villages indiens). Le lac est entouré de volcans, dont le plus élevé culmine à 2000 mètres. Nous avons rencontré hier le directeur de l'Alliance Française, cet organisme présent dans 140 pays, chargé de représenter la France sur le plan culturel et de développer l'usage de notre langue. Il nous a proposé de laisser nos vélos à l'abri dans ses locaux. Nous voyageons donc avec peu d'effets. Notre matériel photo et vidéo, bien sûr, et, pour le reste, le minimum vital. Nous essaierons de pratiquer de la sorte le plus souvent possible. Au retour d'Atitlan, nous repartirons vers Tikal, site maya prestigieux, abandonné au Xe siècle sans que personne n'en connaisse vraiment les raisons. Nous sommes encore en période de rodage et trouverons nos marques progressivement.
 
 
Ne vous inquiétez pas. Je sais que l'éloignement est difficile. Nous avons pris un maximum de précautions sur le plan de la santé. Nous lisons les journaux locaux chaque jour. Nous savons même que Becker, Agassi, Stich et Courier sont les quatre demi-finalistes du tournoi de Roland Garros ! Et que Cruyff a refusé la proposition de Bernard Tapie de devenir entraîneur à l'Olympique de Marseille. »
 
 
Suite de l'aventure du Tour du Monde de l'Enfance le lundi 9 juillet 2007

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 11:33

 

Bonjour à toutes et à tous,

Nous avons rendez-vous aujourd'hui avec la suite des aventures du Tour du Monde de l'Enfance, un voyage de quatorze mois à travers l'Amérique centrale, l'Amérique du Sud et l'Asie du Sud-Est.

 

 

Photo N°1 : la découverte culinaire fait partie intégrante du voyage. Parfois, nous avons croisé des récalcitrants qui ne voulaient rien manger d'autres que leur steack-frites franco-français (et un peu belge quand même). A chacun ses plaisirs. J'ai une prédilection pour la cuisine asiatique, mais j'ai savouré d'excellents mets dans chaque pays traversé. Sur cette photo, une femme guatemaltèque prépare les traditionnelles "tamales", sorte de pâte confectionnée avec de l'eau de riz, farcie de viande ou de légumes, enveloppées d'une papillotte de feuille de bananier et cuites au feu de bois.

Dans les deux premiers articles, je vous ai présenté, d'une part, nos motivations et le fil conducteur de notre voyage, d'autre part, les huit mois de préparation intensive et le contexte de première guerre du Golfe dans lequel nous avons conçu notre projet. 

Il me faut maintenant vous informer de notre itinéraire. Nous avons donc atterri à Guatemala Ciudad, capitale du Guatemala le 2 juin 1991. Il était 21 heures. Il faisait nuit. Nous avions décidé non seulement de faire des reportages sur la vie ordinaire des enfants du monde, mais également de nous déplacer... à bicyclette. Rien que ça. Nous avons donc embarqué à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle avec, pour chacun, un VTT flambant neuf. Nous dépassions le poids maximum, ainsi que l'encombrement maximum autorisé, bien sûr. Au risque de nous faire refouler avec nos engins d'aventuriers en devenir, ou de commencer par grever notre budget de l'année en nous acquittant d'une surtaxe. Nous avons donc parlementé avec l'hôtesse de la PAN AM. Expliqué avec force détails notre projet, notre rêve. Nous avons alors mis nos vélos dans de grands cartons, et la compagnie aérienne les a embarqués sans problèmes, pour le prix de notre billet d'avion. Mieux, nous fûmes gratifiés de places... en classe affaires, la classe économique étant complète. Quoi de mieux pour commencer ce merveilleux périple ? Si l'on croit aux présages, celui-là ne nous échappa point. Avec nos tenues de routards, nous dénotions un peu parmi les businessmen. Mais qu'importe, nous volions vers la grande aventure de notre existence. Avec champagne et petits fours. Peut-être l'unique occasion du voyage !

Photo N°2 : Autre spécialité culinaire d'Amérique centrale, les "tortillas de maïz". Les tortillas constituent l'alimentation principale des habitants de la région. Certains ne peuvent se nourrir que de tortillas et d'un peu de sel, trop pauvres pour ajouter un quelconque aliment supplémentaire à leurs repas quotidiens. Les galettes sont fabriquées avec de la farine de maïs et de l'eau. Les femmes préparent la pâte à l'aube, et commencent à cuire les galettes sur une plaque de cuisson posée au dessus d'un feu de bois. Cela demande parfois plusieurs heures pour préparer les tortillas de la journée pour toute la famille. Très tôt, les fillettes contribuent à cette tâche réservée à la gente féminine. Bien sûr, l'industrialisation est passée par là, et les tortillas sont de plus en plus fabriquées en usine. Mais tout cela a un coût, que nombre de familles ne peuvent supporter...

Voici donc, pour vous mettre l'eau à la bouche, l'itinéraire de ces quatorze mois extraordinaires :

AMERIQUE CENTRALE

-Guatemala

-Belize

-Honduras

-Nicaragua

-Costa Rica

AMERIQUE DU SUD

-Equateur

-Bolivie

-Argentine

-Uruguay

-Chili

TRANSIT de quelques jours AUX ETATS-UNIS, à San Francisco et Los Angeles

ASIE DU SUD-EST

-Thaïlande

-Cambodge

-Malaisie

-Singapour

-Ceylan

Nous sommes revenus sur le sol français le 26 juillet 1992.

Suite de l'aventure du Tour du Monde de l'Enfance le jeudi 28 juin 2007
 
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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 12:22
Bonjour à toutes et à tous,
 

Photo N°1 : La presse a largement couvert notre aventure. Merci à tous ces journalistes. A commencer par les quotidiens de notre région, la Bretagne. Ci-dessus, l'un des premiers articles de la Liberté du Morbihan, daté du 11 avril 1991. Le titre : « Tour du Monde de l’Enfance pour deux Morbihannais : passionnés de voyages, une jeune lorientaise, consultante en technologies de l’information, et un journaliste de Malestroit partiront en mai capturer sur pellicule l’enfance du tiers monde ».
 
 
 
Vous avez été nombreux à saluer la mise en ligne de cette nouvelle rubrique… et très impatients de connaître la suite de l’histoire. Chaque semaine, vous en découvrirez un peu plus. Quatorze mois d'une aussi extraordinaire aventure ne peuvent se dévoiler en un clin d’œil.
 
Avant d'entamer notre parcours au Guatemala, mettons l'accent sur la genèse et la préparation du projet. Nous avions décidé de partir. Soit. Un an au minimum. Avec pour fil conducteur l'Enfance et la réalisation de reportages photo, vidéo, écrit. Une décision estivale, bien que mûrie, en ce qui me concernait, depuis ma plus tendre enfance. L'idée avait germé dans nos esprits. Il restait à la mettre en œuvre, à finaliser l'itinéraire, les modalités du voyage, le budget. Le départ fut préalablement fixé le 14 février 1991, pour marquer notre projet commun du sceau de la Saint Valentin. Puisque nous avions établi de faire de ce voyage plus qu'une simple promenade, il nous a fallu en conceptualiser l’esprit et la démarche. Au-delà du choix de l'itinéraire et des préparatifs minutieux pour un aussi long parcours, nous avons compilé toute la documentation nécessaire pour appréhender les situations politique, économique et sociale de ces pays dans lesquels nous aurions à opérer.
 
Nous nous sommes attelés à la tâche : rédaction des dossiers de présentation de notre projet à l'intention des médias, des municipalités, des sponsors publics et privés. Un dossier par public visé, afin de détailler les apports de l'opération pour chaque partenaire potentiel. Nous avions au départ l'ambition d'associer des écoles, des collèges, des municipalités à notre démarche. En 1990, Internet en est encore à ses balbutiements. Le minitel est un terminal franco-français. Si aujourd'hui, il est aisé de communiquer depuis le bout du monde et de mettre en ligne textes, photos, vidéos, commentaires sonores, à cette époque, pourtant pas si lointaine, la logistique se révélait beaucoup plus contraignante. Nous avions donc besoin d'un coordinateur en France, chargé de recevoir documents, objets, écrits, photos, films, enregistrements son et de les proposer aux médias et à nos partenaires pour diffusion.
Nous souhaitions également obtenir l’assentiment d'une vingtaine de grandes municipalités quant à des partenariats avec leurs écoles, tout au long du périple. Nous envisagions de garder le fil avec les élèves de ces écoles, de leur adresser régulièrement différents documents, de répondre à leurs questions au fil de l'itinéraire, puis, à notre retour, de proposer aux municipalités-partenaires, aux écoles, aux associations et aux clubs pour les enfants, aux comités d’entreprises, etc, des conférences-projections, des expositions photos, des animations-débats, des échanges, jumelages, actions de soutien auprès des enfants du monde.
Pour animer ces rencontres, nous commencions à élaborer nos matériaux informationnels, notre carnet de route « Tour du Monde de l’Enfance », récit condensé pour chacun des pays traversés, de sa géographie, son histoire, ses hommes, son économie, ses curiosités, notre « courrier du bout du monde », racontant l'histoire d'un enfant, d'une famille, d'un personnage, d'un village ou d'une région pas comme les autres, des reportages vidéo et photo sur les écoles du bout du monde et la vie quotidienne des enfants.
Photo N°2 : Nous nous étions fixés une ligne de conduite : pas de sensationnalisme, pas de viol des intimités, pas de scoop. Nous voulions simplement être témoins, montrer le quotidien des enfants du monde, leurs modes de vie, leurs coutumes, leur vie ordinaire, aux mêmes âges et dans les mêmes situations que leurs petits camarades de France.
La présentation du projet, sa médiatisation, la recherche des partenaires ont mobilisé notre énergie. Patatras. Août 1990 marque le début de la première guerre du golfe, celle du président Bush père. Les partenaires sollicités manifestent intérêt certain et encouragements : « bravo pour votre initiative ». Mais nos demandes de partenariats demeurent lettres mortes. Entreprises et municipalités sollicitées subordonnent toute décision à l'issue du conflit.
Forts de notre idée, de notre conviction et de notre motivation, nous décidons de ne pas attendre, même si nous reportons notre départ de quelques mois. Nous rassemblons nos économies, déménageons de Paris, stockons nos meubles et affaires dans la cave d’une maison de famille en Bretagne, et optons pour l’autofinancement de la première phase de notre projet. Nos moyens sont modestes ? Nous nous adapterons. Nous souhaitons être proches des populations locales. Inutile de s’encombrer du superflu. Nous quitterons la France pour notre première destination, le Guatemala, le 2 juin 1991.
 
 
 
Suite de l'aventure du Tour du Monde de l'Enfance le mardi 19 juin 2007
 
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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 00:36

Bonjour à toutes et à tous,

 

 

Photo : Joseph, mon compagnon de vie d'alors, et moi posons pour la photo de notre dossier de presse. Nous nous sommes séparés depuis, mais ce voyage au long cours demeure, pour chacun de nous, une des plus belles aventures de notre vie.

 

Je vous l'ai promis il y a quelques jours. Voici donc venu le temps de vous raconter une incroyable aventure de quatorze mois. Certes, ce voyage est déjà un vieux souvenir. Mais il demeure si présent à mon esprit et à mon coeur que les années n'ont en rien effacé les merveilleuses rencontres, les émotions, les expériences, les apprentissages et les enseignements consignés dans mon corps et dans mon âme au fil des jours et des mois de ce Tour du Monde de l'Enfance.

 

J'avais 28 ans, Joseph, 38. Dès ma plus tendre enfance, j'avais décrêté qu'un jour, je partirais courir le monde. Faire un tour. En octobre 1990, je soumis la question à mon compagnon de vie. "Je vais partir pour un voyage de longue durée. Un an au moins. Viens-tu avec moi ?". Mes propos sous-entendaient que s'il choisissait de ne pas m'accompagner, je volerais seule vers l'ailleurs. Il me demanda 48 heures de réflexion. Je les lui accordai de bonne grâce. Le compte à rebours terminé, il m'annonça qu'il était de la partie. Mais à une condition : bâtir un projet, imaginer un fil conducteur.

 

De mon côté, je serais volontiers partie sur les chemins du monde pour le seul plaisir de découvrir les peuples et leurs diversités, d'enrichir mes connaissances, d'ouvrir mes sens et ma conscience sur d'autres réalités, de prendre le recul nécessaire à l'analyse du mode de vie occidental. Cela suffisait déjà à mon bonheur et à ma soif d'exploration. L'idée de mon futur compagnon de pérégrinations me parut cependant recevable.

 

Chacun se creusa les méninges de son côté. Il nous fallait inventer le bon concept, dénicher des partenaires, élaborer notre feuille de route, rassembler auprès de voyageurs expérimentés dans le voyage au long cours de précieux tuyaux sur les transports, les modes d'hébergement, les lieux à visiter, les budgets prévisionnels par pays.

 

Peu de temps suffit à nous mettre d'accord. Notre projet aurait pour thème l'Enfance. Lui était journaliste, moi consultante en technologies de l'information. Les voyages, la communication, la photo, l'écriture, la vidéo : à nous deux nous possédions tous ces savoirs. Et une volonté commune : à l'heure où éducation, avenir, solidarité, intégration, échanges s'avéraient les maîtres-mots de la jeunesse à l'horizon 2000, nous souhaitions mettre notre savoir-faire et notre pédagogie de l'information au service des enfants de France, en leur faisant découvrir ces autres enfants des pays de notre périple. L'esprit du projet s'affirmait de jour en jour. Sa dénomination en découla tout naturellement : Le Tour du Monde de l'Enfance, un tour du monde en textes, en films et en photos sur les enfants du monde pour les enfants de France.

 

Nous avions donc un concept. Un titre. Et un double objectif initial : apporter aux enfants de notre pays soif de découverte, conscience de l'Autre, imagination, solidarité en les invitant à regarder, apprendre ces enfants d'un autre monde dont ils ignoraient parfois jusqu'à l'existence et les modes et conditions de vie ; au delà de la connaissance d'un pays, inviter les enfants de France à communiquer, construire des échanges, agir pour aider ces copains du bout du monde, en apportant des solutions simples par des gestes simples à des problèmes concrets que nous pourrions entrevoir. Vaste et noble projet.

 

Nous fûmes ambitieux, en retenant une quarantaine de pays pour notre itinéraire. Première destination, le Guatemala. Suivraient les autres pays d'Amérique centrale. Puis l'Amérique du Sud, les Iles du Pacifique, l'Océanie, l'Asie, pour terminer par l'Afrique. La réalité comprima ces quarante pays en... seulement quinze. Fort heureusement, nous avions eu la présence d'esprit de mentionner, dans notre dossier de recherche de partenaires, que la liste des pays retenus ne constituait pas un parcours impératif, mais un menu à partir duquel nous déterminerions notre itinéraire selon les opportunités et l'intérêt des situations rencontrées. La seule certitude, billet d'avion aller simple en poche, demeurait le point de départ de notre aventure : Guatemala Ciudad.

 

 Suite de l'aventure du Tour du Monde de l'Enfance, rendez-vous le lundi 11 juin 2007 

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New : mon camino portugais!

Lorsqu'en mai 2012, j'ai entamé au Puy-en-Velay mon itinéraire jacquaire, j'étais loin d'imaginer succomber à la magie de ces voies légendaires. Et repartir sur la Via Lusitana moins de six mois après mon arrivée à Saint Jacques de Compostelle. De Lisbonne, je me suis lancée le 20 avril 2013 sur le "caminho portugues". S'il souffre parfois de longues portions de routes asphaltées et dangereuses, ce chemin n'en demeure pas moins fondamental...pour l'Histoire de l'humanité !

Pour tout savoir sur cette Via Lusitana, cliquez sur COMPOSTELLE 2013

Et bien sûr,  la rubrique Via Podiensis et Camino Francés, cliquez sur COMPOSTELLE 2012

Compostelle 2012

1600 kilomètres ! Partie du Puy en Velay le 5 mai 2012, j'ai marché jusqu'à Saint Jacques de Compostelle en 4 fois : 11 jours en mai, 13 en juin, 11 en août et 33 en septembre-octobre. Après une journée de repos à Saint Jacques de Compostelle, j'ai atteint l'objectif que je m'étais fixé en ralliant Fisterra, la fin des terres galiciennes, tournée vers l'Amérique, les pieds dans l'Océan. De belles rencontres chaleureuses, des encouragements mutuels, le respect de la nature et d'autrui, l'entraide de tous les instants, entre pèlerins et autour des pèlerins, cheminement intérieur et spirituel ont jalonné cette merveilleuse aventure humaine. J'ai salué Saint Jacques dans sa dernière demeure le 22 octobre 2012 sur le Champ des Etoiles, après avoir fêté mes cinquante ans au sommet d'O Cebreiro, et noyé mon regard dans l'azur de l'atlantique le 26 octobre avant, pour la première fois depuis le départ, de rebrousser chemin pour redescendre du phare de la fin des terres ! Pour accéder à la liste à jour des articles publiés, et au détail des articles sur Compostelle 2012, Via Podiensis et Camino Francés, CLIQUEZ ICI

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