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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 22:22

 

Bonjour à toutes et à tous

Je vous propose aujourd'hui la suite (et fin, en ce qui concerne la publication en ligne) de mon roman "La Patiente". Cet article est le dernier, car il clot le second chapitre. Je vous rappelle que j'avais décidé de cesser la publication en ligne de ce roman à la fin du second chapitreMon objectif est d'auto-éditer ou de faire éditer ce livre, mais je voulais vous permettre d'en découvrir les premières pages en ligne. Si ce roman-témoignage a retenu votre attention, vous pouvez souscrire pour me permettre d'auto-éditer ce roman. Pour tout savoir de la procédure à suivre, je vous invite à lire l'article qui vous explique tout ce qu'il faut savoirSi vous souhaitez souscrire immédiatement, cliquez ici. 

 

 

Photo : une des heures sombres de cette année de traitement. J'ai perdu mes cheveux, j'ai toujours froid, je souffre d'une irritation des intestins à se tordre de douleur, effet secondaire de certains médicaments, je n'ai plus de force pour lutter. J'attends des jours meilleurs, et j'applique ma maxime quotidienne : "faire que chaque jour se passe le mieux possible". Parfois, on devrait plutôt dire "le moins mal possible".

On m'a reconduite dans ma chambre. J'étais prête à m'y rendre à pied. Les infirmières ont insisté pour que je m'allonge sur le brancard à roulettes. Un nouveau moyen de locomotion pour moi. Je ne l'avais encore jamais expérimenté. Trois heures plus tard, je rentrais dans mon appartement d'étudiante, au sixième étage sans ascenseur. J'envisageais de rentrer à pied. Les infirmières n'ont accepté de signer mon bon de sortie qu'à la condition que je prenne un taxi. J'ai obtempéré. Je n'avais pas le choix.
Ce fut ma première expérience de l'hôpital. Je n'avais dit à personne que je devais me faire opérer. Pour ne pas affoler mes parents. Pour ne pas inquiéter mes amis. Parce que j'avais l'habitude de régler mes problèmes toute seule, depuis trop longtemps. Ma mère s'angoissait pour tout. Je n'étais que sujet d'inquiétude pour elle. Je n'avais jamais pu faire de la bicyclette en ville, de peur "de me faire renverser par une voiture". Je n'avais pas eu le droit, à quatorze ans, d'avoir une mobylette comme la plupart de mes amis. "Trop dangereux !" Alors je rentrais chez moi… sur le porte-bagage des mobylettes de mes amis. J'étais curieuse de toutes les disciplines sportives. Essayer la planche à voile ? "Je risquais de me noyer". Et quand, sollicitée et encouragée par mon professeur d'éducation physique et sportive de seconde j'avais enfin eu la permission parentale de m'inscrire dans son club de handball, il m'avait fallu cesser cette activité au bout d'un mois parce que les entraînements se terminaient trop tard.
Ma mère était aussi anxieuse que j'étais intrépide. Cette incompatibilité allait s'amplifiant. Je ne pouvais pas vivre. Je ne pouvais pas m'adonner à mes passions. Lorsque, à onze ans, j'avais déjà émis le souhait de jouer au handball dans un club, j'avais essuyé un refus catégorique. A force d'insister, elle avait fini par me faire une contre-proposition : ce serait du tennis ou rien. Pour le statut social. Je n'avais pas cédé. Puisqu'on ne me laissait pas choisir le sport que j'aimais, ce serait rien.
Alors j'avais préféré ne pas parler de cet adénofibrome à ma mère. Ni à mon père qui me semblait absent. Qui semblait ne pas vouloir s'opposer aux choix maternels. J'avais appris à me taire. A édulcorer peu à peu toutes les sources d'inquiétudes maternelles. A trouver des compromis entre mes aspirations profondes et ses redoutables angoisses. A enfouir mes désirs et mes rêves pour ne pas prendre le risque d'essuyer un refus supplémentaire. Je rêvais en silence. Je n'osais rien demander. J'agissais parfois. Dès que cela m'était possible. Et je m'évadais dans mes livres.
Je n'avais pas encore dix-sept ans lorsque j'étais partie dans la capitale bretonne entamer mes études universitaires. Deux cent kilomètres de distance pour un début de liberté. Même cloîtrée dans un foyer tenu par des religieuses. Là encore, un choix maternel. Là encore, pour ma sécurité, pour qu'il ne m’arrive rien. Je détestais l'idée d'être enfermée. D'être ainsi cloîtrée contre mon gré. Je n'avais rien contre les religieuses, mais je n'avais rien pour non plus. Surtout à dix-sept ans. Avec toute l'envie de découvrir la liberté, la vie, l'amour, l'amitié. Et je me retrouvais parquée dans un foyer de bonnes sœurs, où les garçons, bien évidemment, n'étaient pas les bienvenus… la nuit.
J'étais revenue rendre visite à Jacques Dutronc quelques jours plus tard. Pour enlever les fils. Pour une visite de contrôle aussi. Mes appréhensions dissipées, je n'avais d'yeux que pour les siens. Adénofibrome du sein droit. C'en était terminé pour cette fois. L'alerte avait été chaude. Je n'avais plus de raison de le revoir. Dommage.

 

  

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 00:22

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

J'ai eu le plaisir de participer ce week-end à un stage de scrapbooking avec Sandra Charbonnel et Prisca Jokowitz. Deux journées intensives dont je vous exposerai les résultats début février. Les modèles de mini-albums réalisés sont des créations de Sandra et de Prisca, qui les proposeront dans leurs prochains stages. Elles nous ont permis de réaliser de très beaux mini-albums.

 

Tout ceci pour vous expliquer que je n'ai guère eu le temps de poursuivre la rédaction de mon carnet de voyage en Inde, de la plaine du Gange aux monastères bouddhistes du Sikkim. Mais ce sera chose faite très prochainement. En attendant, je vous propose aujourd'hui la suite de mon roman "La Patiente". Je cesserai la publication en ligne de ce roman à la fin du second chapitre. Mon objectif est d'auto-éditer ou de faire éditer ce livre, mais je voulais vous permettre d'en découvrir les premières pages en ligne.

 

Photo : durant toute la durée du traitement, j'ai eu froid, terriblement froid. La peur de ne pas survivre à la maladie et aux traitements, la souffrance physique et morale, les chutes d'énergie me glaçaient le corps. Je sentais les moindres variations de température. Une porte vers l'extérieur s'ouvrait, et aussitôt  je devais rajouter un vêtement. J'avais tellement froid que je me glissais dans mon lit parfois toute habillée, avec mon manteau et encapuchonnée. Et pourtant, la Bretagne n'est pas le pôle nord !

 

"Tu vas t'en sortir. Ne t'inquiète pas." Comme à son habitude, Raymond affichait sérénité et optimisme. Nous avions, à l'aide de cataplasmes d'argile posés jour et nuit sur mon sein malade, de séances de magnétisme et de rééquilibrages des carences en vitamines, minéraux et autres oligo-éléments, réduit le volume du kyste. L'énergie circulait à nouveau. Mais un noyau dur persistait. "Tu dois prendre l'avis d'un médecin. Une intervention chirurgicale est peut-être nécessaire. Moi je ne peux aller plus loin. Mais c'est mieux, nettement mieux. Je suis rassuré maintenant."

 

Moi aussi j'allais mieux. J'avais repris confiance. Mon "cancer généralisé" n'était plus qu'une funeste farce dans laquelle mon ego terrifié m'avait insidieusement entraînée. Mes oppressions s'étaient envolées. Ma gorge, dénouée. J'avais pu parler, exprimer mes angoisses, enfin. Sortir du cercle vicieux de ma profonde solitude. J'en étais désormais convaincue. J'allais pouvoir reprendre le cours de ma vie, continuer à rêver, poursuivre mes études. Vivre, tout simplement.

 

Il ressemblait à Jacques Dutronc. Il en avait le beau regard bleu, un peu ténébreux. Il m'avait plu d?emblée. Séduite peut-être. Je crois que j'étais tombée un peu amoureuse de lui. Avec des yeux semblables, il ne pouvait qu'être un excellent chirurgien. Il s'était montré rassurant, compétent. « Un adénofibrome. Rien d'alarmant. Je préfère quand même vous l'enlever. Une intervention bénigne. Sous simple anesthésie locale. En ambulatoire. Vous entrez à l'hôpital le matin, vous en repartez l'après-midi. Nous ferons une biopsie de la tumeur, pour vérifier. Mais elle ne m'inquiète pas ». Je n'avais jamais subi la moindre opération, ni même effectué un séjour en milieu hospitalier. Je n'aimais pas cette odeur de couloir d'hôpital. Je n'aimais pas cette atmosphère empesée, ces chuchotements, ces visages tristes et peu encourageants des familles des malades. J'avais de la chance. Une demi-journée suffirait. Plus quelques jours d'angoisse supplémentaires avant le diagnostic définitif.
 
 

L'anesthésie générale a ceci de rassurant que l?on ne voit rien, que l'on n'entend rien, que l'on n'imagine rien, que l'on ne perçoit rien. Là, je pouvais suivre minute par minute tout ce qui se passait autour de moi. J'étais impressionnée. Le cliquetis des instruments, la sensation du scalpel m'entaillant les chairs, le bistouri découpant la tumeur. Puis cette aiguille recousant les chairs meurtries. J'avais peur, terriblement peur d'avoir mal, de ne pas avoir été suffisamment insensibilisée par la dose d'anesthésiant employée. Je serrais les dents, tentais de me raisonner, de me dire que ce serait bientôt terminé, que je ne risquais rien, qu'avec de si beaux yeux il ne pouvait que réussir cette opération. J'ai failli m'évanouir, tellement j'avais peur. J'avais envie de vomir. Jacques Dutronc m'a donné un sucre. J'étais en hypoglycémie. Tout était terminé. Cela avait duré à peine une heure.

 

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 23:33

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Je vous propose aujourd'hui la suite de mon roman "La Patiente". Avec, pour cette rentrée, une photo pleine d'humour malgré ces moments plutôt tragiques. 

Photo : mars 1998, après ma première cure de chimiothérapie d'une semaine à l'hôpital, Joseph, mon compagnon, veut m'installer au bord de la mer. Pour me changer les idées, pour m'offrir un cadre agréable... de survie. Je suis éreintée par une semaine d'hôpital. Frigorifiée également. Alors, j'utilise tout ce que nous avons pour me couvrir et pouvoir humer l'air marin. Par dessus mes vêtements et mon manteau, j'ai ajouté une couverture plus un sac de couchage... de montagne. Mon compagnon l'a ficelé autour de moi pour qu'il ne tombe pas ! Un clin d'oeil à la vie dans cette période cauchemardesque de mon existence !

 

Je venais tout juste de commencer à voyager. A dix-huit ans, j'avais exploré la Grèce avec quelques amis. Une véritable expédition. Nous avions traversé l'Europe en train, grâce à une carte trans-européenne, la carte Inter-Rail, nous permettant de sillonner le Vieux Continent pendant un mois pour quelques centaines de francs. Paris, Venise, Belgrade, Ljubljana en Slovénie, et enfin Salonique, que j'avais ensuite redécouverte dans la trilogie du romancier Bernard Lenteric avec « Les Enfants de Salonique ». Avant de m'imaginer dans la peau des premiers archéologues découvrant les vestiges de la Grèce Antique à Athènes, Delphes, Corinthe, Epidaure, Olympie. Il y avait les Météores aussi, accessibles par un petit train composé d'une locomotive et d'un seul wagon. Mon aventure à moi commençait là. Quand le conducteur arrêtait sa machine au beau milieu du trajet pour descendre changer l'aiguillage. Quand il stoppait un peu plus loin pour acheter une pastèque dans cette échoppe ambulante au bord de la voie ferrée. Les pains de sucre des Météores n'avaient rien à envier à la fameuse réputation de celui de la baie de Rio de Janeiro. Les religieux orthodoxes d'antant y avaient perché leurs monastères, inaccessibles autrement que par des échelles de cordes. Des fiefs quasiment imprenables. De quoi décourager les ennemis les plus téméraires.
Je venais tout juste de commencer à découvrir le monde et ma vie pouvait déjà s’arrêter là ? J'eus enfin le courage de me résoudre à consulter… le magnétiseur-radiesthésiste ami de la famille, qui depuis mon enfance soignait mes petits bobos. Raymond me regarda avec une once d'inquiétude qu'il ne parvînt pas à dissimuler : « Je n'aime pas beaucoup cela. L'énergie ne passe pas ». Je n'osai pas lui dire depuis combien de temps je taisais l’existence de ce kyste au sein. Il était temps. Mon imagination créait la réalité que j'abhorrais. Je commençais à ressentir des douleurs au niveau de la gorge. Je m'inventais une propagation du mal dans mon organisme tout entier. Cette oppression sur ma poitrine. Il n’y avait aucun doute. J'étais bel et bien gravement malade.

J'expérimentais là le pouvoir de la pensée créatrice. Positive ou négative, ma pensée engendrait les perceptions physiques, les douleurs, les angoisses, les peurs. J'avais l'imagination fertile. Elle s'était mise au service de mes peurs. Du scénario que j’avais monté de toute pièce au fil de ces mois de torture intellectuelle. J'avais fini par me convaincre que j'étais victime d’un cancer, qui, de plus, se généralisait. Cela expliquait toutes ces douleurs que mon pauvre corps ressentait. Adieu la vie, l'amour, le désir, le plaisir, les voyages, les multiples projets professionnels. Ma route s'arrêtait là.

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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 00:27

 

Bonjour à toutes et à tous,

Eh bien, je dois être atteinte d'une flemmingite aigüe en cette seconde moitié du mois de juillet ! Non, je ne suis pas partie en vacances, si ce n'est 4 jours au festival des Vieilles Charrues où j'ai eu le plaisir de voir Yanniiiiiiiick, mais aussi le grand Charles, la truculente Catherine des Rita Mitsouko, le quatuor de Tryo, la dignité de Grand Corps Malade, le rappeur jazzy Abd El Malik ou le roi du jazz manouche Sanseverino, et bien d'autres encore.

Alors je vous propose un retour sur mon roman "La Patiente". Bonne lecture. Aujourd'hui, pas de photos de malade, juste une photo nature pour fêter le retour du soleil.

 

 Chapitre 2 : « La rupture », page 4

 

Ma vie serait-elle d’une aussi courte durée ? J’avais tout juste vingt ans. Je voulais vivre, courir le monde, partir étudier aux Etats-Unis, fonder une entreprise, découvrir l’amour. Pour moi, tout devait être grand, beau, exaltant, passionné. Une petite voix me disait que, peut-être, j’allais réaliser de grandes choses dans ma vie. Je n’avais aucune idée de ce que cela pouvait être, mais ma curiosité était piquée au vif.
 
Depuis ma plus tendre enfance, je savais que je voulais voyager. Ecrire aussi. Ecrire un livre. Plusieurs, peut-être. Je baignais dans les livres et la littérature depuis que je savais lire. J’avais, très jeune, dévoré la bibliothèque rose. L’espiègle Oui-Oui et les aventures du Clan des Sept n’avaient eu plus de secrets pour moi…dès la fin du cours préparatoire. Je m’évadais dans mes lectures dès que j’avais un moment de libre. Et j’en avais beaucoup, car mon statut d’enfant unique ne m’avait pas dotée de compagnons de jeux permanents.
J’étais rapidement passée à la bibliothèque verte. Je rêvais déjà d’aventures, d’explorations, de découvertes, d’enquêtes… avec le Club des Cinq, Alice, Michel et tous les héros de mes premières lectures. D’ailleurs, mon avenir ne faisait pas l’ombre d’un doute. Je deviendrais professeur de mathématiques, pour plaire à ma mère. Mais aussi maître nageur, car le sport faisait partie intrinsèque de mon identité. Et détective privé, le reste du temps. Je raffolais déjà d’énigmes et de mystères. Et je portais au plus profond de mon être le goût de l’interprétation du moindre indice.

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 15:10

 

Chapitre 2 : « La rupture », page 3
 
 
 

Et puis il y avait cette toux. Cette vilaine toux chronique s'était installée deux ans auparavant. Une toux sèche, profonde. Elle se réveillait de temps à autre, disparaissait à nouveau pendant quelques jours, quelques semaines, quelques mois. Cette vilaine toux affolait mon entourage. Je ne voulais pas en admettre la gravité. J'avais consulté deux médecins généralistes à ce sujet, pour rassurer mes proches. Parce que cette toux me fatiguait considérablement, aussi. Le premier avait hésité, puis émis l'hypothèse d'une allergie. Hypothèse que je lui avais moi-même suggérée. En effet, cette toux se manifestait tout particulièrement dans des environnements poussiéreux, enfumés, pollués. Jamais, jusqu'alors, je n'avais été sujette à une quelconque allergie. Le second n'avait émis aucune hypothèse.
 
 
Jamais, jusqu'alors, je n'avais été véritablement malade. Quelques entorses dans mon enfance et mon adolescence. La varicelle. Et des maux de gorge, fréquents. L'un de mes points sensibles, à ajouter à une fonction hormonale assez irrégulière. Pas de quoi inquiéter le corps médical, que du reste, je ne fréquentais guère. Dans ma famille, on avait tendance à laisser la nature venir à bout des petits maux. A ne pas véritablement prendre soin de soi. Encore moins à chercher à comprendre le sens des déséquilibres chroniques.
 
 
Et pourtant, l'adénofibrome au sein droit qui m'avait valu une petite intervention chirurgicale sous anesthésie locale à l'âge de vingt ans aurait du me mettre la puce à l?oreille. Pour ne pas inquiéter ma famille, et surtout mes parents dont j'étais l'unique enfant, je m'en étais débrouillée sans en parler à quiconque. Faisant face à mes terribles appréhensions dans la plus grande des solitudes. Un cancer ? Etait-ce possible ? J'étais si jeune. Et en bonne santé jusque là. Pourquoi moi ? Je ne comprenais pas. Alors je ruminais. De plus en plus. Sans pouvoir me libérer de cette oppression qui, chaque jour, m'envahissait. J'avais attendu plus d'un an avant de consulter un médecin. Tétanisée. Angoissée à la perspective d'une telle maladie. Une maladie dont la réputation m'effrayait.
 
 

Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le vendredi 20 juillet 2007

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 00:52

 

Bonjour à toutes et à tous,
Voici la suite de mon roman-témoignage sur la maladie, "La Patiente". Bonne lecture. Si vous souhaitez réserver un exemplaire de la version sur papier dans le cadre d'une souscription, c'est ici.
Chapitre 2 : « La rupture », page 2
Cinq ans plus tard, j’étais épuisée. Vidée. Mon enthousiasme pour ce métier de journaliste qui me passionnait tant s’étiolait. Enquêter, découvrir en permanence de nouveaux sujets, rencontrer chaque jour de nouvelles personnes, comprendre l’évolution des technologies, des marchés, des usages, des acteurs qui créaient sous mes yeux un monde en pleine mutation, analyser, rédiger, constituaient mon quotidien. Je n’avais de cesse que de proposer à mes lecteurs le meilleur de moi-même. De leur expliquer le plus clairement possible ce qui nécessitait souvent de longues heures, journées, semaines d’enquête.
Je ne pouvais plus continuer ainsi. Je le savais, mais je n’entrevoyais aucun échappatoire. Comment continuer à exercer cette activité sans pour autant devoir céder à ce rythme infernal ? C’était au dessus de mes forces. L’été précédent, les bienfaits de mon escapade aux Iles Célèbes, appartenant à l’archipel constitué des 13 677 îles indonésiennes, s’était évaporés en deux mois. J’avais fêté mes trente-cinq au mois d’octobre. Dans un état de fatigue s’aggravant de jour en jour. Je devais désormais, fréquemment, interrompre mon travail dans l’après-midi, afin de dormir quelques heures.
 

Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le mercredi 11 juillet 2007

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 11:33

Bonjour à toutes et à tous,

Nous entamons aujourd'hui le second chapitre de mon roman en ligne "La Patiente", l'histoire vraie d'une femme de 35 ans brisée dans son élan de vie par un grave lymphome hodkinien. Vous pouvez réserver la version papier de ce livre qui sortira en auto-édition dans les prochains mois.

Chapitre 2 :  "La rupture, page 1"

Saint-Nazaire, janvier 1998

Photo : la maladie glace le sang. La peur de mourir, les traitements inhumains, dont on souffre souvent plus que de la maladie en elle-même. Froid, j'ai souvent eu froid à l'annonce du diagnostic et dans les mois qui suivirent. Le froid de la mort voulant emporter la vie. Il m'a fallu des années pour me réchauffer.
 
Elle non plus ne voulait pas entendre mes inquiétudes. « Travaillez moins, oxygénez-vous, faites du sport ». Je le savais. Ce n’était pas ce que j’attendais d’elle. Un peu de compassion. Des explications, surtout. Mais surtout pas cette suffisance. Cinq ans. Je travaillais sans relâche depuis cinq ans. Depuis que j’avais décidé de devenir journaliste. Depuis que l’on me demandait de faire mes preuves, sans jamais reconnaître les efforts accomplis, les difficultés du métier de pigiste. Pas de demi-mesures pour les quelque cinq mille journalistes indépendants de l’Hexagone.
Il n’y avait que deux catégories. Les nantis, et les crève-la-faim. Une infime proportion des premiers constituait le gratin des journalistes free-lance. Ceux dont le nom ne souffrait aucune critique, aucune évaluation des compétences. Les autres pouvaient très correctement gagner leur vie. A une condition : accepter sans mot dire les contraintes des publications qui leur confiaient un article. Commandes de dernières minutes, délais draconiens, tarifs non négociables, charges de travail en dents de scie d’un mois à l’autre. Je faisais partie de cette catégorie. Spécialiste des nouvelles technologies de communication et de l’information depuis dix ans, mes compétences et mon expertise dans ce domaine furent très vite reconnues par mes employeurs et par les lecteurs des magazines qui me publiaient.
Et puis, il y avait les autres, les crève-la-faim. Ceux qui n’avaient aucune spécialité, aucun contact, aucun piston. Ceux qui travaillaient pour moins de cent francs (quinze euros) le feuillet (mille cinq cent signes, l’unité de base pour la tarification d’un article), et se demandaient à chaque fin de mois comment payer leur facture. Ils représentaient les laissés-pour-compte de ce métier magnifique qui les avait tant fait rêver. Nous étions à cent lieues de l’image des grands reporters parcourant le monde à la recherche d’un scoop.
Je n’avais donc pas à me plaindre, si ce n’est que, pour que l’on ne m’oublie pas, je devais accepter toutes les commandes. Respecter les desiderata de chacun de mes rédacteurs en chef. Et les contraintes souvent incompatibles de chacune des publications qui me sous-traitaient des papiers. Je n’avais donc pas à me plaindre parce que je gagnais correctement ma vie, si l’on ne tenait pas compte des journées de travail interminables. Douze, quatorze heures par jour. Six jours par semaine. Souvent sept. J’avais oublié la signification du mot week-end, et encore plus celui de week-end prolongé. Je m’étais même amusée, un jour, à compter le nombre d’articles que j’avais simultanément en chantier : dix-huit, dont les enquêtes et la rédaction ne s’étalaient que sur quelques semaines. Je ne m’accordais plus qu’un seul plaisir : parcourir le monde chaque été. Mais pour cela je devais, avant et après mes escapades estivales, honorer toutes mes commandes. Effectuant le même travail, sans tenir compte du temps consacré à mes pérégrinations asiatiques ou sud-américaines. Mes absences devaient s’avérer transparentes pour mes commanditaires, si je voulais maintenir mes collaborations.

Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le dimanche 30 juin 2007

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 11:33
Bonjour à toutes et à tous,
Voici la dernière page du premier chapitre de mon roman, "La Patiente". Merci à ceux qui ont déjà réservé un exemplaire de la version papier de ce livre. Et merci d'avance à tous ceux qui complèteront cette liste. Pour mémoire, j'ai le projet d'auto-éditer ce livre. Pour cela, je dois rassembler un minimum de cinq cents souscripteurs qui s'engagent, à l'avance, à m'acheter un exemplaire. Si vous souhaitez lire un jour ce roman confortablement installé dans votre canapé, vous pouvez vous inscrire, sans expédier de l'argent tout de suite. J'informerai tous les souscripteurs dès les cinq cents exemplaires réservés.
Chapitre 1 :  "Le petit prince d'Angkor, page 9"

Photo : pour clore ce chapitre, et l'illustrer, le sourire d'une petite fille khmère. Cambodge, juin 2002.
Je voudrais tant lui offrir son rêve : un toit pour sa famille. Ils sont huit millions de Rattha au Cambodge. Huit millions de paysans pauvres. Avec ou sans terre. Sans logement, souvent. Ils vivent ou plutôt survivent dans de minuscules paillotes aux toits recouverts de feuilles de palmiers. Ces hommes, ces femmes, ces enfants, se demandent quotidiennement s'ils vont parvenir à vendre les quelques cartes postales, le vêtement, les pellicules, le livre, les quelques noix de coco, les longanes ou les « cold drinks » dont les maigres bénéfices leur permettront, pour une journée encore, de nourrir leur famille. Les pellicules sont pour la plupart périmées, exposées en plein soleil sur des étals de fortune. Les livres sont des photocopies d'éditions internationales et étrangères. Il faut bien trouver de maigres moyens de subsistance.
 
 
Le Cambodge, le fier Kampuchéa d’aujourd’hui, ne se résume cependant pas à cette précarité. Je garderai à jamais le souvenir de huit millions de sourires, de rires, d'élans d'hospitalité à l'égard de l'étranger.
La violence, la précarité et l'extrême pauvreté n'ont pas entamée la jovialité khmère. Le « pays du sourire » a résisté, dignement. Debout après toutes les tornades essuyées. Malgré la guerre. Malgré la misère. Malgré le génocide. Malgré les mines. Malgré la terreur. Ces sourires reflètent toute la magie d'un peuple au passé glorieux et mystérieux, toute la conscience de cette civilisation enfouie sous la forêt vierge. Le pays du sourire m'enveloppe de sa douceur de vivre et de sa vigoureuse résistance aux épreuves les plus insoutenables. Comment ne pas réapprendre à sourire à la vie, malgré les quatre années de souffrances qui viennent de marquer mon existence ?
Fin du chapitre 1
 

Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le jeudi 21 juin 2007

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 00:55

Chapitre 1 : "Le petit prince d'Angkor, page 8"

 

Photo : dans un des pays les plus pauvres du monde, dont un million d'habitants a disparu sous la torture des Khmers Rouges, le sourire illumine les visages. La convivialité, la chaleur de l'accueil sont de mise. De quoi déchanter lorsque, quelques instants après l'atterrissage en France, l'on doit affronter les mines taciturnes de nos compatriotes dans les transports en commun parisiens.

 

« Entre seize et vingt-quatre ans. C’est la période idéale pour les jeunes filles. Les hommes, eux, se marient un peu plus tard, entre vingt-sept et trente ans. Le temps d'amasser un petit pécule pour financer les dépenses du mariage ». Rattha appréciait la beauté de sa petite voisine. « Je n'en demande pas plus. Ni à devenir riche. Je souhaite juste avoir suffisamment pour vivre et nourrir ma famille ».
 
Il me déposait à l'entrée des sites. Je lui donnais rendez-vous une ou deux heures plus tard. Lorsqu'à mon retour, je m'inquiétais de savoir s'il s'était reposé, peu habituée que j'étais de m'accorder un chauffeur pour la journée, sa réponse demeurait invariable : « Je n'ai pas eu le temps. J'ai mangé, un peu. Parlé. Écouté les autres ». Il aimait la simplicité, la nature. Il souriait tout le temps, aimait dialoguer avec les gens. Il était toujours d'égale humeur, prévenant, attentif. Même lorsqu'il devait me ramener à l'hôtel, à l'arrière de sa mobylette fatiguée, et sous une pluie battante. « You are OK ? ». Moi, oui. A l'abri sous ma cape de pluie. « And you ? ». « Oh, I'm fine », me répondait-il toujours en éclatant de rire, trempé jusqu'aux os. Sa petite fiancée le rendait joyeux en toute circonstance. Son cœur battait pour elle.
 
 
Rattha masquait tant bien que mal son inquiétude. La jeune fille ne lui prêtait plus guère d'attention : « avant, on se parlait tout le temps. Mais on s'est un peu chamaillés ». Depuis, elle l'évitait. Elle ne s'intéressait plus à lui comme avant. Il avait peur de la perdre avant d'avoir pu conquérir son cœur. N'allait-il se noyer dans l'océan de son indifférence ? Il n'osait pas lui dire son amour. « I'm afraid ». Et pourtant, c'était la femme de sa vie. Il le savait. Déjà. Il espérait, si Bouddha exauçait ses prières, avoir amassé assez d'argent dans quelques années pour pouvoir l’épouser. Lui offrir une vie décente. Fonder une famille. Et lui faire des enfants. Deux seulement. Un garçon, une fille. Pour pouvoir leur apporter l'éducation adéquate. Lorsque nous nous sommes quittés, à l'aéroport, il m'a demandé quand je reviendrai à Siem Reap. « Pour ton mariage », lui ai-je répondu, des sanglots dans la voix. Peut-être jamais.
 
 
 

Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le mardi 12 juin 2007

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 08:22

Chapitre 1 : "Le petit prince d'Angkor, page 7"

 

Photo : Luang Prabang est l'ancienne capitale du Laos. Chaque matin à l'aube, les moines bouddhistes défilent dans les rues afin de demander l'aumône aux habitants, comme il est de coutume dans la tradition bouddhiste. Sise à 700 mètres d'altitude, et sur les rives du Mékong, Luang Prabang, fondée par Fa Ngum en 1353 avec l'aide des khmers, compte une soixantaine de temples. Le palais royal abrita les derniers souverains laos jusque dans les années 80. Emprisonnés dans une grotte à proximité, ils moururent faute de soins.

Pourquoi l'orientation de ce monument se distinguait-elle ainsi de celle communément admise pour les autres édifices ? Et pourquoi, malgré cette originalité (ou devrions-nous dire grâce à elle ?), cet édifice avait-il mieux résisté à l'usure du temps que tous les autres ? Monsieur Ou CHHEANG, le propriétaire de la Soksan Guesthouse, m'avait éclairée dans un français à faire pâlir d'envie nombre de nos collégiens et lycéens. Cette langue était devenue obligatoire pour tous les cambodgiens de sa génération jusqu'en 1965. Le vieil homme me confia donc l'un des secrets du peuple khmer : « les Dieux avaient construit Angkor Vat ».

Comment, il y a si longtemps, de telles édifications avaient-elles pu voir le jour ? Sans réponses, je frôlais l'adhésion à cette croyance ancestrale. Si les Dieux n’avaient pas soulevé les pierres, sculpté les bas-reliefs, creusé les douves, bâti de leurs mains et à la sueur de leurs fronts ces temples-montagnes et ces quatre cents kilomètres de chefs-d'oeuvre, ils avaient probablement prodigué leurs conseils éclairés et leur intelligence supérieure aux bâtisseurs d‘Angkor. Et illuminé l'architecte d’Angkor Vat de leurs connaissances et de leurs secrets en matière d’harmonie et de circulation d'énergie dans les habitats et leurs environnements, si royaux soient-ils. Le Feng Shui chinois. La géobiologie occidentale. Et autres considérations des plus grandes civilisations de l'Histoire de l'Humanité.

Mais une autre préoccupation animait le jeune Rattha ce matin là. Dans ce rêve qu'il n'aurait jamais voulu interrompre, il avait sauvé sa petite fiancée de la noyade. « I love her, but may be she hate me. I dont know yet ». Depuis deux ans, mon chauffeur de mobylette était amoureux en secret d’une jeune voisine. Chaque jour, il l'avait accompagnée au marché. Elle y vendait quelques babioles au retour de l’école pour contribuer, elle aussi, à sa mesure, aux besoins de sa famille. Elle avait dix-sept ans. L'âge pour une jeune fille khmère de songer au mariage.

 

Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le mardi 5 juin 2007

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New : mon camino portugais!

Lorsqu'en mai 2012, j'ai entamé au Puy-en-Velay mon itinéraire jacquaire, j'étais loin d'imaginer succomber à la magie de ces voies légendaires. Et repartir sur la Via Lusitana moins de six mois après mon arrivée à Saint Jacques de Compostelle. De Lisbonne, je me suis lancée le 20 avril 2013 sur le "caminho portugues". S'il souffre parfois de longues portions de routes asphaltées et dangereuses, ce chemin n'en demeure pas moins fondamental...pour l'Histoire de l'humanité !

Pour tout savoir sur cette Via Lusitana, cliquez sur COMPOSTELLE 2013

Et bien sûr,  la rubrique Via Podiensis et Camino Francés, cliquez sur COMPOSTELLE 2012

Compostelle 2012

1600 kilomètres ! Partie du Puy en Velay le 5 mai 2012, j'ai marché jusqu'à Saint Jacques de Compostelle en 4 fois : 11 jours en mai, 13 en juin, 11 en août et 33 en septembre-octobre. Après une journée de repos à Saint Jacques de Compostelle, j'ai atteint l'objectif que je m'étais fixé en ralliant Fisterra, la fin des terres galiciennes, tournée vers l'Amérique, les pieds dans l'Océan. De belles rencontres chaleureuses, des encouragements mutuels, le respect de la nature et d'autrui, l'entraide de tous les instants, entre pèlerins et autour des pèlerins, cheminement intérieur et spirituel ont jalonné cette merveilleuse aventure humaine. J'ai salué Saint Jacques dans sa dernière demeure le 22 octobre 2012 sur le Champ des Etoiles, après avoir fêté mes cinquante ans au sommet d'O Cebreiro, et noyé mon regard dans l'azur de l'atlantique le 26 octobre avant, pour la première fois depuis le départ, de rebrousser chemin pour redescendre du phare de la fin des terres ! Pour accéder à la liste à jour des articles publiés, et au détail des articles sur Compostelle 2012, Via Podiensis et Camino Francés, CLIQUEZ ICI

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